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Mardi 15 avril 2008

           «La fabrication de biocarburants est un crime contre l'humanité». Jean Ziegler n’a pas mâché ses mots. Alors que des émeutes éclatent dans de nombreux pays en développement pour manifester contre la pénurie de denrées alimentaires de base, le rapporteur spécial aux Nations Unies pour le droit à l'alimentation crie haro sur le carburant miracle de «l'après-pétrole». Selon l’OCDE, la demande de biocarburants «bouleverse» les marchés agricoles. Les cultures étant désormais orientées vers la production de l’éthanol, les stocks destinés à l’alimentation ne sont plus suffisants et le prix des denrées alimentaires de base comme le blé et le riz augmente drastiquement. Cette culture, très polluante, aurait également des conséquences désastreuses sur la nature, en détruisant les forêts vierges et autres écosystèmes. Le CO² retenu dans les sols, ainsi libéré, viendrait alourdir la facture écologique mondiale. La Banque mondiale critique aussi la production mondialisée de ce « produit » cher en subventions. Selon elle, les céréales nécessaires pour le plein d'un 4 x 4 peuvent nourrir un humain pendant un an. Devant ce constat, les pays industrialisés revoient leur jugement et envisage la création de nouveaux carburants à base de paille ou de copeaux de bois.

par Romain publié dans : Sciences & Environnement communauté : L'Avis des Eclectiques
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Mardi 15 avril 2008

            Dans son souci de protéger la santé du grand public, la loi interdisant de fumer dans les lieux publics, entrée en vigueur le 1er janvier 2008 dans les cafés et discothèques risque fort de faire sa première victime. Abdelkader El-Ahmer a entamé lundi 14 avril une grève de la soif pour faire entendre ses revendications. Depuis le mois de janvier, ce gérant d’un bar à chicha dans le14ème arrondissement demande aux autorités de reconnaître le statut d’association à son établissement, seul moyen pour détourner la loi. En vain !

 

            Depuis 58 jours, le rebelle poursuit une grève de la faim. Il a déjà perdu 18 kilos mais se refuse à renoncer. « Je n’arrêterai pas ma grève de la faim et de la soif tant que Nicolas Sarkozy ne m’aura pas reçu. », annonce-t-il, déterminé. Il espère rouvrir son commerce qui a connu une perte de 70% de sa clientèle en trois mois. L’injustice règne lorsqu’on repense aux deux reportages diffusés au JT de TF1 en janvier dernier. Le premier montrait un café transformé en club privé sans aucun problème. Le second présentait un bar isolé sur une île au large de la Bretagne, où insulaires et autorités fumaient en toute quiétude devant les caméras sans se soucier de quelque sanction.

 
Encore une belle preuve d’égalité entre bars des villes et bars des champs !

Source photo : France Soir

par Romain publié dans : Politique communauté : Politique française
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Lundi 14 avril 2008

Après Alexandre (2005), César (1936) et Attila le Hun (2001), c’est au tour de Gengis Khan d’être mis à l’honneur dans les salles obscures. Mongol est le premier volet d’une trilogie consacrée à ce grand conquérant qui unifia la Mongolie et qui étendit son empire de la Chine à la mer Caspienne entre le XIIème  et le XIIIème siècle. On découvre dans cet opus la jeunesse de Temudjin, vrai nom du grand Khan. Après avoir vu son père assassiné par une tribu rivale, le jeune Temudjin est contraint de s’exiler pour échapper à une mort certaine. Arrivé à l’âge adulte, il continue d’alterner les périodes de captivité et de fuites avant de devenir le chef militaire tant redouté.

 

Pour mettre sur pied cette gigantesque fresque épique si peu exploitée au cinéma, il ne fallait pas moins que Sergei Bodrov. Avec un budget colossal de 20 millions de dollars le projetant film le plus cher de l’histoire du cinéma russe, le réalisateur a réussi à nous plonger dans la Mongolie du XIIème  siècle où violence rime avec tradition. Il faut toutefois préciser que Bodrov n’est pas à son coup d’essai. Les 1 000 figurants qui font office de guerrier pour la bataille finale avaient déjà été recrutés en 2004 pour le tournage de Nomad (sortie en DVD le 2 avril 2008), un film sur des luttes tribales au Kazakhstan.

 

Désert de Gobi, steppes arides de Mongolie et du Kazakhstan, plaines verdoyantes de Chine occidentale,… Sergei Bodrov traîne ses caméras aux quatre coins de l’Asie pour offrir à chaque scène des paysages époustouflants. Les longs cheminements de Temudjin et de ses pairs dans ces grands espaces font prendre conscience de toute la mesure de la rudesse et de l’immensité de ces contrées. Les costumes d’époque et les chants traditionnels mongols sont autant d’invitation au voyage (dans le temps et dans l’espace) et au dépaysement. On s’y croirait !

 

Le succès de Mongol tient aussi d’une distribution intelligemment pensée. Pas de Collin Farrell bodybuildé et invincible pour interpréter un conquérant implacable, que des talents asiatiques inconnus du cinéma occidental. Gengis Khan est impeccablement interprété par l’acteur japonais, Tadanobu Asano, habitué aux rôles de samouraïs (Zatoïchi en 2003) et de marginaux. Il donne une réalité déconcertante au personnage que tous les pays d’Asie revendiquent comme un héros national. En faisant passer Temudjin pour une victime de son époque, Sergei Bodrov contribue à rompre l’image d’un Gengis Khan cruel et sanguinaire. Il a voulu montrer qu’il pouvait aussi être un héros juste et sage. Khulan Chuluun joue le rôle de Borte, la femme fidèle et courageuse de Temudjin, qui n’hésite pas à traverser tout le continent pour sortir son homme d’une geôle chinoise. Elle se révèle aussi une brillante conseillère contre Jamukha, frère de sang et pourtant ennemi juré de Temudjin, joué avec justesse par Honglei Sun.

 

Nommé aux Oscars dans la catégorie Meilleur film étranger pour le Kazakhstan, Mongol offre un excellent témoignage sur la vie de Gengis Khan, tant les évènements montrés sont fidèles à l’histoire du conquérant. On regrettera juste quelques sauts dans le temps qui nous fait perdre le fil de l’évolution du héros ainsi que quelques passage rapides sur des faits non expliqués. Les scènes de joie entre Temudjin et sa famille dans les plaines verdoyantes alternent toutefois avec des scènes de combat intenses qui donnent du rythme au film. Pendant 2h04, on ne s’ennuie pas. Mieux : on en redemande et on regrette que le film se termine à la consécration du grand Khan, laissant le spectateur dans l’expectative des conquêtes à venir. On attend avec impatience le deuxième opus de la saga.



Source affiche et bande annonce :
allocine.fr
par Romain publié dans : Cinéma communauté : Cinéma
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Mardi 8 avril 2008


           L’inquiétude règne chez les journalistes. La ministre de la Justice, Rachida Dati devrait déposer devant l’Assemblée nationale, un projet de loi relatif à la protection du secret des sources journalistiques. L’article premier du texte, qui stipule que ce secret ne s’applique plus « lorsqu’un impératif prépondérant d’intérêt public l’impose », a provoqué l’indignation et le soulèvement de toute la profession. Le Syndicat National des Journaliste (SNJ), la CFDT, la CGT et la CFTC dénoncent « l’imprécision de cette formulation » qui rend « toutes interprétations possibles ». Pour se défendre, les syndicats ont exprimés leur désir de voir cette loi appliquée « dans le cas très précis de la prévention de crimes passibles d’au moins 10 ans de prison, faisant peser un risque sur l’intégrité physique des personnes et lorsqu’il n’existe aucune autre possibilité d’obtenir les informations ». Ils demandent également une protection accrue des sources, au même titre que les journalistes.

 

           Perçu comme une agression du gouvernement visant à réduire les droits des journalistes, ce projet de lois fait écho aux nombreux différends qui ont opposés la presse au gouvernement ces derniers mois. En décembre dernier, Guillaume Dasquié, journaliste au Monde avait été mis en garde à vue et interrogé pour avoir divulgué "des éléments provenant de rapports de la DGSE relatifs au terrorisme", selon une source proche de l'enquête. Plus récemment, le Nouvel Observateur a été poursuivit en justice par le président de la République, Nicolas Sarkozy. L’hebdomadaire avait révélé que le chef de l’Etat avait envoyé un SMS à son ex-femme, Cécilia, lui demandant de revenir. Selon les syndicats, si la loi venait à être adoptée, les parlementaires laisseraient passer « une occasion historique de conforter la recherche d’une information de qualité, pierre angulaire d’un pays démocratique ». La presse française bénéficie néanmoins d’un sursit. Face au retard pris dans le débat sur les OGM à l’Assemblée nationale, l’examen du projet de loi ne se fera pas avant le début du mois de mai.

Source photo : http://leblog-politique.fr

par Romain publié dans : Médias communauté : Apprentis journalistes
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Lundi 7 avril 2008


           C’est dans un calme apparent que les CRS ont arpenté, Lundi 7 avril, l’avenue des Champs Elysées. 3 000 policiers à pied, à cheval, à roller, en hélicoptère et même…en bateau ont été mobilisés pour assurer la sécurité de la flamme olympique qui traversait la capitale. Les autorités n’ont pas lésiné sur les moyens pour sécuriser le parcours de la flamme olympique dans les rues de Paris. En mettant en place un dispositif digne de la venue d’un chef d’Etat, elles ont voulu éviter les incidents comme ceux qui se sont produits à Londres, dimanche 6 avril.

 

           Le parcours parisien de la flamme a commencé au premier étage de la tour Eiffel sous le regard du secrétaire d'Etat chargé des Sports, Bernard Laporte, et dans la main de l'ancien sportif, Stéphane Diagana. 80 athlètes français, dont David Douillet, Christophe Dominici ou encore Marie-José Perrec, se sont relayés pour porter le symbole des Jeux Olympiques sur les 28 kilomètres qui devaient emmener le flambeau jusqu’au stade Charlety.

 

           Les représentants de Reporter sans frontières (RSF) et des associations de défense des Droits de l’Homme étaient aussi au rendez-vous. De nombreuses manifestations ont été organisées le long du tracé pour protester contre la répression chinoise du Tibet ainsi que contre la tenue des Jeux Olympiques dans un pays où les droits de l’Homme sont régulièrement bafoués. Ces mouvements à échelle internationale appellent également les gouvernements à boycotter la cérémonie d’ouverture des Jeux qui doit se tenir à Pékin.

          Le relais a d’ailleurs été interrompu de nombreuses fois et la flamme éteinte et placée en sécurité dans un bus, alors qu’une vingtaine de manifestants ont été arrêtés dont la vice-présidente du Conseil régional d’Ile-de-France, Mireille Ferri (Verts), alors qu’ils tentaient d’éteindre la flamme avec des extincteurs. Partie de la tour Effel à 12h35, la flamme olympique a longé la Seine, est remontée jusqu’à l’Arc de triomphe, a descendu l’avenue des Champs Elysées, est passée devant la mairie de Paris puis a été stoppée devant l’Assemblée nationale par un groupe de députés chantant la Marseillaise. Le reste du parcours s’est effectué en bus jusqu’au stade Charlety.  





            Los Angeles est la prochaine étape du périple de la flamme. Allumée à Athènes le 24 mars dernier, le symbole des Jeux va parcourir une cinquantaine de ville dans différents Etats avant de finir sa course à Pékin le 8 août prochain à 20h00 heure locale lors de la cérémonie d’ouverture des Jeux Olympiques. D’ici là, d’autres manifestations pro-Tibet sont encore à craindre chez les organisateurs…et les Chinois.


Source photo : www.sport24.com
Source infographies : le monde

 

par Romain publié dans : Sport communauté : Un max de buzz !
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Dimanche 6 avril 2008

 

L'Otan

 


           Le sommet de l’Otan qui s’est tenu à Bucarest du 2 au 4 avril, s’est révélé partiellement tendu, tant les sujets abordés révélaient les défaillances de l’organisation atlantique.

            L’Otan est une organisation politico-militaire multinationale sous autorité étasunienne fondée le 4 avril 1949 par le traité de Washington. Son siège est à Bruxelles (Belgique). Au lendemain de la seconde guerre mondiale et à l’aube de la guerre Froide, ses objectifs sont simples : contourner le veto de l’URSS à l’ONU et assurer la défense des alliés des Etats-Unis, affaiblis par le conflit, face au bloc soviétique, par une coopération de défense mutuelle et la constitution d’une armée supranationale.

 

              Fondée par 12 Etats (Etats-Unis, Canada, France, Royaume-Uni, Benelux, Danemark, Italie, Islande, Norvège et Portugal), l’Otan est composée depuis vendredi 4 avril de 28 pays membres. Ses élargissements successifs ont d’ailleurs été la source de nombreux différends avec l’URSS. L’intégration de l’ex-RDA (République Démocratique d’Allemagne) le 3 octobre 1990 était accompagnée d’une promesse de l’organisation qu’aucun élargissement ne consernerait les pays d’Europe de l’est. En 1999, sept d’entre eux intègrent pourtant l’organisation militaire.

 

Les élargissements successifs de l'Otan.


            Aujourd’hui, l’Otan souffre d’un manque de légitimité. L’URSS ayant implosé en 1991, l’organisation a été contrainte de revoir ses missions, focalisant ses efforts sur a lutte internationale contre le terrorisme. Considérés comme une armée parallèle de l’armée américaine, les soldats de l’Otan couvrent de nombreux fronts dans lesquels les enjeux américains sont menacés. 47 300 soldats interviennent ainsi en Afghanistan et 16 000 sont stationnés au Kosovo. D’autres troupes assurent la sécurité dans des zones de tensions comme l’Irak, les Balkans (Albanie et Bosnie-Herzégovine) ou encore le Darfour.

 

            Si la question du retour de la France au sein du commandement intégré de l’Otan a suscité tant de polémique lors du sommet, c’est parce que en se rapprochant de l’organisation militaire, le président de la République, Nicolas Sarkozy, rompt avec une politique de méfiance instaurée par le général de Gaulle. Le 7 mars 1966, le chef de l’Etat avait en effet retiré la France de l’Otan, reprochant aux Etats-Unis la présence onze ans après la fin du second conflit mondial de ses troupes sur le territoire, ainsi qu’un manque d’investissement de la première puissance mondiale pour l’établissement d’une politique de défense européenne autonome. L’acquisition de la bombe atomique en février 1961 permettait toutefois à l’hexagone de peser dans les décisions géopolitiques internationales. La question qui se pose aujourd’hui est : la France va-t-elle perdre son autonomie décisionnel en rentrer dans le rang ?


Source images : www.nato.int
                         www.lewebpedagogique.com

par Romain publié dans : Eclairage sur... communauté : Media - Actualité générale
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Jeudi 3 avril 2008

 



             Le sommet de l’Otan qui s’est ouvert, mercredi 2 avril au soir, s’annonce tendu. Cinq ans après son invasion, c’est l’Afghanistan qui est cette année au cœur des débats. Rassemblés jusqu’à vendredi 4 avril à Bucarest, la capitale de la Hongrie, les chefs d’Etats et de gouvernements des 26 pays membres de l’alliance atlantique doivent se pencher sur cette question afin de trouver une solution rapide de sortie de crise avant que le conflit ne s’enlise.  C’est d’ailleurs sur ce sujet décisif que la France a décidé de marquer son grand retour au sein de l’organisation militaire. En annonçant l’envoi d’un bataillon de soldats français dans l’Est du pays pour venir en renfort des troupes américaines et françaises déjà présentes, le président de la République, Nicolas Sarkozy, a rompu avec la stratégie du Général de Gaulle qui avait retiré l’hexagone de l’organisation en 1966. Le chef de l’Etat a néanmoins précisé que ce retour devrait s’accompagner d’efforts de la part des Etats-Unis pour développer la Politique Européenne de Sécurité et de Défense (PESD), dans laquelle Paris souhaite occuper une place de première importance.
 


              Un autre sujet, cause de crispations, concerne la question de l’élargissement de l’organisation. La Croatie et l’Albanie, candidate à l’adhésion de l’Otan ont été acceptés au sein de l’organisation et constituent les 27ème et 28ème pays membres de celle-ci.
"Il s'agit d'une décision importante, non seulement pour l'Otan, mais aussi pour la Croatie et pour la région de l'Europe du Sud-Est", a déclaré à Bucarest le président croate Stipe Mesic. La Macédoine a vu, quant à elle, sa candidature rejetée en raison du conflit qui l’oppose à la Grèce. Celle-ci lui reproche d’avoir le même nom qu’une de ses régions. Le « plan d’action en vue de l’adhésion » (MAP) au sein de l’Otan, présenté par l’Ukraine et par la Géorgie, ont également été refusés par l’alliance atlantique. Malgré un soutien infaillible de la part des Etats-Unis, certains pays européens – dont la France, l’Angleterre et l’Allemagne – restaient mitigés, craignant une dégradation des relations de l’UE avec la Russie, principal fournisseur de matières énergétiques.
 


               Pourtant, nombreux sont les sujets de discorde entre l’Otan et la Russie. Celle-ci voyait d’un très mauvais œil la candidature de l’Ukraine et de la Géorgie, qu’elle considérait comme une incursion des Etats-Unis sur sa zone d’influence. Après les pressions menées par la Russie pour faire échouer les négociations d’adhésion des deux anciens pays satellites de l’URSS, Vladimir Poutine, invité à un dîner informel jeudi soir à Bucarest, participera à la réunion Russie-Otan qui se tiendra vendredi 4 avril. Cette réunion devrait être l’occasion pour le président russe d’aborder d’autre sujet de discorde comme le projet américain de bouclier antimissile déployé en Europe centrale. Malgré ces divergences et les victoires diplomatiques récentes de Poutine, la Russie doit tenter de ménager l’Otan, bien consciente qu’un autre enjeu nécessite l’union de tous : la lutte contre le terrorisme. La rencontre entre Poutine et son homologue américain, Georges W. Bush, devrait être leur dernière en tant que chef d’Etat.

  

Source photo : Europe 1

par Romain publié dans : International communauté : Media - Actualité générale
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Mercredi 2 avril 2008



 


            Nicolas Sarkozy a lancé la polémique  en annonçant le week-end dernier, lors de sa visite officielle en Angleterre, qu'il comptait renforcer la présence militaire française en Afghanistan. Cette décision a provoqué l'indignation dans les rangs de l'opposition, qui a déposé la première motion de censure à l'encontre du gouvernement. Elle lui reproche de ne pas avoir fait voter cette mesure qui constitue un véritable tournant historique de la stratégie française. « Les droits actuels des parlementaires sont bafoués, on dévolue l'Assemblée, on l'humilie » a invectivé Jean-Marc Ayrault, patron des députés PS. Il condamne également « un alignement sans contrepartie, sans garantie sur la politique américaine. » Le PS a pourtant peu d'espoir de voir aboutir cette motion de censure, qui sera discuté le 8 avril, les députés UMP détenant la majorité absolue à l'Assemblée nationale.

 

             800 hommes supplémentaires devraient donc rejoindre dès cet été les 1 700 soldats français déjà positionnés dans l'est du pays. Leur objectif principal est de prendre le commandement de la région centre de l'Afghanistan, où se situe Kaboul, la capitale et assurer la sécurité de la population face aux nouvelles menaces des talibans.  Paris a toutefois émis 3 conditions à un redéploiement de la force française en Afghanistan. L'aide publique versée à Kaboul par l'OTAN doit être revue à la  hausse, un calendrier de prise en charge progressive du terrain par l'armée afghane doit être mis en place et tous les acteurs du conflit doivent s'engager à accroître leurs efforts. Cette décision, désapprouvées par 68% des français, est estimée entre 150 et 200 millions d'euros par an selon le ministre de la Défense, Hervé Morin.


             En apportant un soutien à l'armée américaine, Paris, espère s'attirer les bonnes grâces du président américain, George W Bush, en vue de réintégrer la France au sein de l'OTAN. L'hexagone retrouverait ainsi une importance de premier ordre dans la sécurité européenne et mondiale dans le cadre de la coopération internationale et s'octroierait par ailleurs une place prédominante dans la Politique Européenne de Sécurité et de Défense (PESD). Bien que la plupart des membres du gouvernement sont favorable à un rapprochement avec l'OTAN, la gauche et le centre sont sceptiques des bienfaits d'une telle union. François Bayrou déplore la perte d'autonomie de la France en matière de stratégie internationale. « Nous pouvons dire tout haut [aux Etats-Unis] ce que beaucoup de nos alliés pensent tout bas », a déclaré Guy Tessier, le président (UMP) de la commission de la Défense de l'Assemblée Nationale. En réintégrant l'Alliance atlantique, la France risquerait de perdre son indépendance stratégique, qui constitue une composante de l'exception française.



Source photo : le JDD

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Mardi 1 avril 2008

              La victoire du PSG sur Lens (2-1), samedi 29 mars, en final de la Coupe de la Ligue pourrait bien coûter cher au club parisien. La banderole de 25 mètres agitée par des supporters parisiens au début de la seconde période du match est actuellement au cœur de bien des débats et provoque la polémique jusque dans les sphères politiques.


            
« Pédophiles, chômeurs, consanguins: bienvenue chez les Ch'tis». Des mots qui font mal pour Guy Delcourt, député-maire de Lens qui a décidé de porter plainte contre X et « pas contre le PSG, qui n'a rien à voir là-dedans ». Il appelle la justice à « bien vouloir citer comme témoin le président de la République », présent lors du match. Soutenu par de nombreuses figures politiques comme Roselyne Bachelot et Xavier Bertrand, ou encore Bertrand Delanoë, M. Delcourt est bien décidé à faire de cet incident « une affaire d’Etat ».


 
              Ce n’est pas de chance pour la Ligue de Football Professionnel (LFP) qui voulait profiter de ce match pour rehausser l’image du football français professionnel entaché par de nombreux incidents de ce genre. Pour se dégager de toute responsabilités, la LFP et la FFF ont également porté plainte auprès du procureur de la République de Bobigny pour « incitation à la haine et à la violence ».

 



            Michèle Alliot-Marie, a déclaré mardi sur LCI qu’une enquête préliminaire pour « provocation à la haine ou à la violence » a été confiée à la Brigade de répression de la délinquance contre la personne (BRDP). "Nous avons mis tous les moyens nécessaires (Vidéoprotection, empreintes génétiques) afin de retrouver les porteurs de la banderole ", a précisé la ministre de l’intérieur. Les auteurs de cet incident risquent jusqu’à un an d'emprisonnement et 15 000 euros d'amende et pourrait également subir une interdiction de stade.

 

             Mais le PSG reste le plus menacé par les sanctions. Malgré des « excuses officielles » prononcées par le président du club, les sanctions qu’encourt le Paris-Saint-Germain, peuvent aller de la simple amende au retrait de points. La commission devrait aborder le sujet dès jeudi mais le club dispose de trois semaines pour préparer sa défense.


            Dans le monde des supporter, l’avis est unanime. Tout le monde condamne cet acte honteux et raciste, même les Boulogne Boys, qui affirment ne jamais avoir été mis au courant des propos injurieux de la banderole. Ce groupe de supporter du PSG venu de Boulogne-Billancourt (92), s’était fait remarquer l’année dernière lorsque après un match disputé contre Israël, un de leur supporter avait été abattu par un policier, alors que les supporter parisiens se livraient a des rixes anti-juives. L’histoire de la banderole du 29 mars marque un nouveau jour sombre dans l’histoire déjà peu glorieuse du PSG.


Source photo : 20 minutes

par Romain publié dans : Sport communauté : Media - Actualité générale
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Jeudi 27 mars 2008

Presque 3 ans après son lancement, la TNT (Télévision Numérique Terrestre) se dote de sept nouvelles chaînes, concentrées sur la région parisienne. Proposant des programmes variés, ces nouveaux venus dans le PAF vont diversifier l’offre télévisée francilienne. En adoptant un canal plein chacun, IDF1, NRJ Paris et Cap 24 tirent leur épingle du jeu aux dépends de IDF, BDM TV, Cinaps TV et Télé Bocal qui se partage le temps de diffusion d’un même canal.

  

Premier dans la course au petit écran, NRJ Paris est présentée comme une chaîne « généraliste urbain », selon les termes de Gérald-Brice Viret, directeur du pôle TV du groupe NRJ. Focalisé sur l’information sur les spectacles de la région parisienne, la nouvelle chaîne propose « tous les types de programmes : informations, magazine, documentaire, talk-show, séries et cinéma ». AB Production fait également son grand retour en lançant IDF1. Plus orientée vers des programmes familiaux, la nouvelle chaîne fait sortir de leur oubli les présentateurs vedettes des années 1980-90. Dorothée, la célèbre animatrice du club éponyme, est en effet de retour avec Ariane, Jacky et toute son équipe (un peu défraîchit) pour nous présenter des séries, des dessins animés et autres émissions de musique et de people. Une nouvelle démonstration du savoir-faire d'AB Production.

 

Ces sept nouvelles chaînes s’ajoutent aux 11 chaînes claires (direct 8, NRJ 12, W9, …) et aux 10 chaînes cryptées (Eurosport, LCI, Canal J,…), lancées le 31 mars 2005. Un écho aux chaînes régionales (Orléans TV, Télé Grenoble, TV7 Bordeaux), apparues le 13 septembre dernier. De plus en plus de groupes multimédia tentent l’aventure de la télévision numérique. Et ils auraient tort de s’en priver. La TNT conquiert, en effet, chaque jour un peu plus de part de marché du PAF. Les chaînes hertziennes voient, quant à elle, d’un très mauvais œil la chute libre de leur audience au profit des chaînes de la TNT. Au mois de janvier 2008, la part d’audience de TF1, le géant de la télévision française, était passé sous la barre symbolique des 36% d’audimat.

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