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Lundi 10 mars 2008

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Bertrand Delanoë (à gch.) devance sa rivale UMP, Françoise de Panafieu de 41,9% contre 27,7% dans la course à la mairie de Paris.


           Après dix mois au pouvoir, Nicolas Sarkozy rencontre ses premières difficultés électorales. Une fois de plus, la gauche et la droite se sont affrontées, dimanche 9 mars, lors des élections municipales, dans une lutte pour la conquête des 36 686 communes françaises. Le scrutin s’est révélé surprenant à bien des égards. Avec un taux de participation de 70,5% - contre 67% en 2001- les partis de gauche ont effectués une forte poussée, s’emparant des bastions UMP tels que Rouen,
Laval, Alençon et Rodez. L’extrême gauche –dont la LCR – à fait renaître le communisme municipal que l’on croyait disparu dans certaines moyennes villes comme Clermont-Ferrand, Foix ou Quimperlé.

 

           La vague rose qu’annonçaient tous les sondages n’a toutefois pas été si dévastatrice que prévue. Selon un sondage Ipsos, seul 24% des électeurs ont voté pour sanctionner le gouvernement et Nicolas Sarkozy. Dans la plupart des villes, c’est donc la situation locale et le bilan de l’équipe municipale sortante qui ont prévalu. A Paris, le maire sortant, Bertrand Delanoë (PS) sort largement vainqueur de ce premier tour avec 41,9% des suffrages face à 27,7% des votes exprimés en faveur de sa rival UMP, Françoise de Panafieu.

 

          Le gouvernement estime pour l’heure que le parti a « sauver les meubles ». Plusieurs membres du gouvernement ont en effet été réélus dans leur commune dès le premier tour de l’élection. Alain Juppé a pris sa revanche sur les législatives de juin. Eric Woerth, Eric Besson, Xavier Bertrand, Michèle Alliot-Marie, Laurent Wauquier, André Santini et François Fillon ont également sauvé leur tête. Il ne reste plus qu’à Rachida Dati de faire ses preuves dans le VIIème arrondissement ainsi que Xavier Darcos, mis en ballottage à Périgueux face au socialiste, Michel Moyrand.

 

            Les deux camps se préparent d'ores et déjà au second tour qui aura lieu dimanche 16 mars. Les têtes de listes se tournent vers les leaders MoDem qui vont jouer dès maintenant un rôle d’arbitre lors du second tour de l’élection. Chacun espère le rallier à sa couleur pour obtenir un report de voix capable de faire pencher la balance. Malgré les fanfaronnades socialistes, on ne peut tout de même pas parler de « sanction » contre la politique de Nicolas Sarkozy et contre l’UMP. « Souvenez vous des législatives de juin 2007, le premier tour avait été très favorable à la droite, mais finalement, la gauche avait récupéré des points au second tour », nous rappelle Federico Vacas, Directeur d’études chez Ipsos.

 

             Rien n’est donc joué à ce stade de l’élection. Rendez-vous dimanche prochain devant les urnes…

Source photo : radiofrance

par Romain publié dans : Politique communauté : Media - Actualité générale
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Samedi 1 mars 2008

Cette petite phrase énoncée par Luchini résume bien le dernier film de Cédric Klapish : Paris. Le réalisateur de l’auberge espagnole et de Chacun cherche son chat nous offre par ce long métrage, une bien belle description de la capitale française aussi surprenante et insolite qu’elle puisse être. Paris multi-etnhique. Paris pluri-social. Paris intergénérationnel. Paris enfin, multicolore. Et de la couleur, il y en a dans ce film poétique, à la fois léger et grave.

 

Pierre est atteint d’une grave maladie du cœur et n’en a plus pour longtemps à vivre. Il ne travaille plus, ne sort plus et passe des heures sur son balcon à observer les passants, imaginant qu’elle peut être leur vie. Un professeur d’histoire amoureux d’une étudiante, une boulangère persifleuse et hypocrite, un marchand de légume perdu face à ses sentiments, un chef de chantier à la vie « normal », un émigré déterminé, une assistante sociale déprimée… autant de personnalités et de destins qui se croisent, s’ignorent ou se rencontrent.

 
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Les histoires de tous ces protagonistes s’enchaînent sans vraiment avoir de lien entre elles. Pierre les observe, se disant qu’ils ont de la chance d’être heureux…et malheureux, mais au moins d’être en vie. Et c’est là l’essence même du film. Peu importe le sort du malade, le spectateur finit par l’oublier derrière la mosaïque  de petites histoires. Chaque histoire est unique. Les ambiances qui s’en dégagent sont variées tant les sentiments sont mélangés dans cet émouvant melting-pot. La tristesse, la joie, l’étonnement, la résignation et l’espoir se côtoient et colorent le film de multiples teintes.

 

Une pléiade d’acteurs talentueux rend hommage à la ville de l’amour. Fidèle au réalisateur, on retrouve Romain Duris, débordant de vérité dans le rôle du malade condamné. Il tente de redonner goût à la vie à sa sœur, l’assistante sociale, Juliette Binoche. Celle-ci nous confirme une fois de plus ses talents de comédienne, passant des rires aux larmes sans trop d’artifices. Il n’est plus la peine de présenter Fabrice Luchini et son incroyable jeu d’acteur. Professeur d’histoire aurait pu aussi être son métier tant il arrive à entrer dans le personnage. François Cuzet et Albert Dupontel viennent également offrir au film leur jeu exceptionnel.

 

Encore une fois, Paris joue sur la diversité en mélangeant tant d’acteurs aux parcours si différents. Mais le résultat en vaut la peine. Plus qu’un film, c’est un véritable documentaire sur Paris et les parisiens que nous offre Klapish. Et les nombreux plans de monuments, accompagnés d’accordéon nous aident à entrer dans l’histoire en nous invitant à la balade dans les rues de la ville. Finalement, c’est Romain Duris qui résume encore le mieux ce que le film veut nous montrer.

 

« Tout le monde râle, mais on aime ça…   C’est ça Paris ! »


Source photo : allocine.fr
 

Bande annonce :
 

par Romain publié dans : Cinéma communauté : Cinéma
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Mardi 26 février 2008

          Décidément, c’est la loi des séries pour le président de la République. Déclaration sur les sectes, entêtement face au Conseil constitutionnel, médiatisation de sa vie privée,…alors qu’il est en chute libre dans les sondages, Nicolas Sarkozy se démarque une fois de plus par son caractère franchouillard et direct.

 

           Pris à parti par un visiteur au Salon de l’agriculture, Samedi 23 février, alors qu’il était en visite officielle, le chef de l’Etat a élégamment renvoyé l’importun dans ses filets par une tournure de phrase qui ferait rougir ces messieurs de l’Académie. Un comportement incompréhensible pour un chef d’Etat. Ce manque de sang froid n’est pas sans rappeler une certaine réunion internationale où le président Sarkozy semblait « ne pas avoir bu que de l’eau » !

 

           On se souvient de Chirac flattant joyeusement l’arrière train des bovins, place à Sarkozy, le pourfendeur des foules…

 




          Cette vidéo, diffusée par le Parisien risque fort de nuire à la popularité du président qui est déjà bien basse. 62% des Français se déclarent en effet insatisfaits de la politique du chef de l’Etat. Son taux de popularité a chuté à 38%, alors que celle du Premier ministre, François Fillon affleure actuellement les 57%. Un décalage historique de presque vingt points entre président et Premier ministre dans l’Histoire de la Vème République.
par Romain publié dans : Ces images qui font l'actu...
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Lundi 25 février 2008

Chers lecteurs,

 

 

Votre blog d’actualité préféré se dote aujourd’hui d’une nouvelle rubrique : Ces images qui font l’actu.

 

Ces nouvelles pages compileront les photographies et vidéos à fort IBM (Indice de Buzz Médiatique). Autrement dit, les images choquantes ou surprenantes, les petites phrases chocs des politiques et des célébrités,... Tous ces évènements rares et insolites qui font les choux gras des journalistes.

 

En espérant que vous aurez autant de plaisir à découvrir ces images qu’à lire mes articles, il ne me reste qu’à vous souhaiter une bonne lecture.

 

 

Romain

par Romain
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Dimanche 24 février 2008

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          Après l’indépendance du Kosovo en début de semaine, un nouvel évènement vient tourner une page du XXème siècle. Le dirigeant cubain, Fidel Castro, a annoncé mardi 19 février qu’il renonçait à la présidence, après quarante-neuf années au pouvoir. « Je vous informe que je n'aspirerai ni n'accepterai, je répète, que je n'aspirerai ni n'accepterai la charge de président du Conseil d'Etat et de commandant en chef », a-t-il écrit dans une annonce publiée par le quotidien officiel du régime, Granma. Cette déclaration met fin à plus d’un an d’incertitude gouvernementale. Au pouvoir depuis la révolution castriste de 1958-1959 qui l’avait amenée à destituer le président de l’époque, Fulgencio Batista, Fidel Castro avait dû déléguer ses pouvoirs à son frère, Raul, suite à une attaque cardiaque qui avait nécessité une intervention chirurgicale et une longue période de repos.

 

           C’est d’ailleurs le frère du Lider Maximo qui a été désigné sans grande surprise pour lui succéder à la tête de l’Etat. C’est ce qu’a décidé, dimanche 24 février, le Parlement fraîchement élu, réuni pour désigner un nouveau dirigeant ainsi que les membres du Conseil d’Etat, plus haute instance du pouvoir exécutif du régime communiste cubain. Agé de 76 ans, l’ancien ministre des armées est le mieux à même de reprendre les rênes de l’Etat selon Fidel. Celui-ci s’est déjà affirmé comme un réformateur, capable de donner un nouveau visage à la révolution cubaine. "Je profite de l'occasion pour exprimer à nouveau notre disposition à résoudre autour d'une table de négociations le différend prolongé entre les Etats-Unis et Cuba, sur des principes d'égalité, de réciprocité, de non-ingérence et de respect mutuel", avait-il déclaré.

 

          La déclaration du grand dirigeant cubain a été favorablement accueillie dans les pays occidentaux. Paris espère que le départ de Fidel « ouvrira la voix à plus de démocratie dans le pays ». Les Américains quant à eux sont soulagés de voir le chef d’un Etat qui leur tient tête depuis près de cinquante ans abandonner le pouvoir. Certains élus demandent même la levée de l’embargo imposé à l’île depuis l’échec du débarquement américain dans la baie des cochons et la crise des missiles de 1962. Le candidat à la primaire démocrate, Barack Obama, a par ailleurs affirmé sa volonté toute particulière de relancer le dialogue avec Cuba si il était élu.

 

          Sur l’île, les réactions sont mitigées. Même si tous les insulaires et les cubains immigrés s’accordent sur le fait qu’une période relativement sombre de l’Histoire de Cuba se tourne, tout le monde redoute un « effet Poutine ».  Hugo Chavez, président vénézuélien et grand ami de Fidel Castro s’est exclamé « Quelle renonciation ? Fidel n’a renoncé à rien. » Le président de la Commission cubaine pour les droits de l’Homme et la réconciliation nationale (non reconnue par l’Etat), Elizardo Sanchez, explique que Fidel Castro « a renoncé à cinq ans supplémentaires de pouvoir formel, mais n’a pas perdu la main. » En demeurant à la tête du Parti communiste cubain, Fidel Castro reste en effet, selon la Constitution, au dessus de l’Etat et de la société.


Photo : Le nouveau président cubain, Raul Castro (à gauche), 76 ans à coté de son frère aîné, Fidel Castro, 81 ans.

par Romain publié dans : International
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Jeudi 21 février 2008

Qui n’a jamais rêvé de se téléporter là où il voulait ? Déjeuner au pied des pyramides, surfer l’après-midi à Hawaï et finir la soirée dans un chaleureux pub londonien : tel est le quotidien des Jumpers et de David Rice (Hayden Christensen) en particulier. Depuis la découverte de son pouvoir, il mène une vie empreinte d’insouciance et de liberté. Plus aucun mur ne l’arrête et aucun coffre de banque ne lui résiste. Malheureusement, le bonheur est de courte durée. Les Paladins, association millénaire de chasseurs de Jumpers, se sont jurés de les exterminer jusqu’au dernier. La traque a commencé…

 
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On retrouve une nouvelle fois un film de course poursuite extraordinairement orchestré par Doug Liman, le réalisateur de la trilogie La mémoire dans la peau. Les héros “jump“ d’un bout à l’autre de la planète avec une vitesse déconcertante. Les scènes de combat, très réussies, s’enchaînent à cent à l’heure sur fond de hard rock. Des paysages aussi somptueux les uns que les autres défilent également à toute vitesse. Malgré un  manque d’approfondissement de leurs personnages, les acteurs sont bons dans leur rôle.

 

On ne peut cependant pas dire que Jumper brille par l’originalité de son scénario. On retrouve toujours un héros un peu candide plongé au cœur d’une guerre où s’affrontent méchants et gentils dans une lutte à mort, caractéristique des films de science-fiction et de fantasy. Le réalisateur s’est également focalisé davantage sur la lutte en elle-même que sur la perception psychologique du héros tout au long de l’apprentissage de son pouvoir. Le spectateur est donc tout de suite confronté aux “jumps“ incessants de David sans avoir eut le plaisir d’appréhender avec lui ce don. Un début un peu trop rapide. Dommage.

 

Jumper reste un film très divertissant. Blockbuster de la semaine, il apporte aux cotés de Un château en Espagne d’Isabelle Doval, un moment de détente non dommageable face à Paris, film plus sombre et poétique de Cédric Klapish et Redacted, docu-fiction violent sur les exactions des GI en Irak de Brian de Palma.

Source photo : Studio

par Romain publié dans : Cinéma communauté : Cinéma
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Mardi 19 février 2008

undefinedDans les rues de Stockholm, des centaines de Suédois d'origine kosovare défilaient drapeau au vent.



           Après neuf ans d’attente, la déclaration d’indépendance du Kosovo sonne comme une délivrance tant espérée aux oreilles des Kosovars. Proclamée dimanche 17 février par le Premier ministre, Hahim Thaci, elle met fin à plus de neuf ans de vide institutionnel. Plus qu’une province, moins qu’un Etat, le Kosovo s’offre aujourd’hui une nouvelle légitimité.

 

C’est à 15h49 que les deux millions de Kosovars qui peuplent la région sud de la Serbie ont appris la bonne nouvelle. Après avoir réuni les députés, le Premier ministre kosovar a annoncé la naissance d’un Kosovo « libre, souverain et indépendant ». La réaction ne s’est pas faite attendre longtemps. Des centaines de milliers de Kosovars sont descendus dans les rues pour manifester leur joie. Les bannières rouges frappées de l’aigle bicéphale noir, symbole du Kosovo, flottaient aux cotés du drapeau américain, rappelant le rôle de ses derniers lors de la guerre de 1989-1999 contre la Serbie. L’Union Européenne a envoyé une délégation de 3000 policiers, magistrats et douaniers pour encadrer l’indépendance. Elle redoutait des attentats de la part des Serbes ultranationalistes et des fanatiques orthodoxes. Les premiers voient en effet dans cette indépendance, la perte du lieu de naissance de leur Etat ; les seconds y perdent le berceau de leur religion. Les Serbes Kosovars perçoivent, quant à eux, d’un mauvais œil l’émancipation de leur région. Des groupes ultranationalistes ont par ailleurs manifesté leur mécontentement en incendiant des gardes barrières.

 
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La communauté internationale reste divisée sur la question de l’indépendance, comme elle l’a toujours été. Le président du Kosovo, Fatmir Sedjiu, affirme qu’une centaine de pays soutiennent déjà l’indépendance de son pays. Parmi eux figurent les Etats-Unis qui ont joués un rôle prédominant dans les négociations entre Serbes et Kosovars. Le président russe, Vladimir Poutine a dénoncé une indépendance « nulle et non avenue » en pointant du doigt une « menace contre la souveraineté territoriale » de la Serbie. Le pays balkanique a, quant à lui, refusé de reconnaître le Kosovo comme un Etat de droit. Le Premier ministre nationaliste serbe, Vojislav Kotsunika, a en effet qualifié le Kosovo « d’Etat fantoche, marionnette des Américains et de Bruxelles ». Et pourtant, l’indépendance de ce petit Etat est loin d’unifier les vingt-sept. Face à la France, l’Angleterre, l’Allemagne ou encore l’Italie, qui accueillent favorablement ce nouveau partenaire, certains membres de l’UE restent sceptiques, voire hostiles à la création d’un nouvel Etat, constitué sur les ruines de la Yougoslavie. L’Espagne, Chypre et la Roumanie redoutent un « effet dominos régional » qui entraînerait le soulèvement de leurs propres séparatistes comme l’Eta.

 

Cette décision, qualifiée « d’historique » par les observateurs internationaux tourne une page de l’Histoire du Kosovo. La province était en effet sous tutelle de l’ONU depuis la fin de la guerre contre l’armée du président serbe, Slobodan Milosevic en 1999. Une question s’ouvre maintenant : le Kosovo va-t-il adhérer à l’UE ? Cette dernière affiche une politique paradoxale vis-à-vis du nouvel Etat. Elle encourage d’un coté ce nationalisme acharné de longue date à prendre son envol et à s’affirmer au milieu d’une péninsule déjà très scindée et, d’un autre coté, elle lui laisse la porte ouverte pour une éventuelle adhésion dans la communauté. Quoi qu’il en soit, le nouvel Etat a déjà fait entendre sa demande d’entrer à l’ONU. Son arrivée risque d’être cependant mise en difficulté par le droit de veto de la Russie, qui pourrait s’y opposer. La tâche prioritaire du nouveau régime est donc de se doter d’institutions pour exister à l’échelle internationale.


Source carte : www.rfi.fr

 

par Romain publié dans : International
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Lundi 11 février 2008

Attention les Gaulois sont de retour, et ils font beaucoup de bruit. Le jeune Alafolix doit remporter les Jeux Olympiques pour pouvoir épouser la princesse grecque, Irina. Il va demander de l’aide à Astérix et Obélix pour remporter les épreuves et conquérir le cœur de sa belle. Mais le fils perfide de César, Brutus, convoite également la jolie princesse. Les jeux ne font que commencer… Astérix aux Jeux Olympiques est le troisième volet cinématographique de la saga du célèbre héros de bande dessinée apparu sous la plume d’Albert Uderzo et la verve de feu René Gosciny. Après Claude Zidi pour Astérix et Obélix contre César (1999) et Alain Chabat pour Astérix et Obélix : mission Cléopâtre (2002), la réalisation de ce nouveau opus est confiée à Thomas Langmann et Frédéric Forestier. Le challenge était difficile : faire aussi bien que le précédent film qui avait totalisé plus de 15 millions d’entrées. Pour cela, les réalisateurs disposaient d’un budget pharaonique de plus de 78 millions d’euros, le plaçant au second rang des plus gros projets de l'histoire du cinéma français, derrière les 90 millions de dollars du Cinquième élément de Luc Besson.

 
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Mais ce n’est pas tout. Une incroyable caste de comédiens et de people en tout genre est venue grossir les rangs du film. Clovis Cornillac offre un nouveau visage  plus crédible au petit moustachu blond, auparavant interprété par Christian Clavier. Il donne la réplique au fidèle Gérard Depardieu qui a enfilé son costume d’Obélix pour la troisième fois de sa carrière. Alain Delon est magistral dans le rôle de César. Il entraîne le célèbre empereur au sommet du narcissisme et de la mégalomanie : un rôle taillé sur mesure. Benoît Poelvoorde s’illustre en Brutus, fils de César qui cherche à tuer son père par tous les moyens. Il tient pour ainsi dire à lui seul la dimension comique du film. On rit à le voir monter de complexes stratagèmes qui, au final, se retournent contre lui. Notons aussi la présence de nombreuses figures de la scène comique française : Franck Dubosc, José Garcia, Jamel Debbouze, Elie Semoun, Alexandre Astier, Francis Lalanne, … ainsi que de nombreux champions comme Zinédine Zidane, Amélie Mauresmo, Tony Parker, Michael Schumacher et son entraîneur, Jean Todt. Alors comment expliquer le sentiment de déception du spectateur au sortir de la salle noire ?

 

Astérix aux Jeux Olympiques est visuellement époustouflant. Les décors sont colossaux. Les trucages numériques ont largement contribué à restituer la grandeur d’une cité grecque antique, et les effets spéciaux permettent d’offrir aux spectateurs des images assez fidèles à la BD. L’histoire du film est pourtant mise à mal par la présence des nombreuses célébrités faisant de fugaces apparitions. L’humour tient essentiellement aux références culturelles de ces « people ». « Alors, on attend pas Asurancetourix ? », assène Franck Dubosc dans la peau du barde…ou l’inverse. L’acteur prévaut sur le personnage, égarant le spectateur entre film et succession désordonnée de sketchs. Les personnages principaux se font par conséquent évincer de l’image. Astérix, Obélix et Panoramix (dernier rôle du regretté Jean-Pierre Cassel) sont relégués au second rang derrière la relation père-fils de César et Brutus ainsi que derrière l’intrigue amoureuse entre Alafolix (Stéphane Rousseau) et la princesse Irina (Vanessa Hessler). Rien d’étonnant donc à voir Benoît Poelvoorde tenir la tête d’affiche devant le héros éponyme de la série.

 

Un film décevant sur le fond mais qui contribue cependant au divertissement. L’exception culturelle française et un brin de chauvinisme pour une part de notre patrimoine qui a su s’exporter nous poussent tout de même à la découverte, par Toutatis !


Source photo : www.allocine.fr

Voir la bande annonce

par Romain publié dans : Cinéma communauté : Cinéma
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Jeudi 7 février 2008

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          Chaque président semble avoir son cheval de bataille en ce qui concerne la question de la santé publique. On se souvient du plan Cancer de Jacques Chirac. Au tour de Nicolas Sarkozy de présenter un plan d’action contre une autre maladie incurable : la maladie d’Alzheimer. En déplacement à Nice et Sofia-Antipolis (Alpes-Maritimes) où il a visité une structure d’accueil pour les personnes atteintes de la maladie, le président de la République a annoncé vendredi 1 février le lancement du plan Alzheimer 2008 – le troisième en sept ans. Prévu depuis septembre 2007, il expose des mesures proposées par un groupe d’experts dirigés par le professeur Joël Ménard, dont l’objectif est d’encourager la recherche et améliorer la prise en charge et le mode de vie des malades et de leurs familles.

 

Le plan prévoit de regrouper les centres de recherche français afin d’encourager la mise en commun des résultats. L’accent est également mis sur l’intensification de la prévention. La maladie infecte en effet des personnes de plus en plus jeunes. Du coté des malades, l’Etat promet l’augmentation de la capacité d’hébergement des structures d’accueil. 30 000 places supplémentaires devraient être disponible d’ici cinq ans. L’aide à domicile devrait également être renforcée pour permettre une meilleure prise en charge des 70% de malades qui peuvent encore rester chez eux. Enfin, M Sarkozy souhaite simplifier le transfert d’informations entre la recherche, le traitement et la prise en charge des malades et de leurs familles. « L’intégration recherche-santé-solidarité sera la marque de fabrique de ce plan Alzheimer », a-t-il déclaré lors d’un discours prononcé à l’Elysée le 3 septembre 2007.

 

Le financement de ce plan suscite toutefois la polémique. Les franchises médicales, instaurées depuis le 1 janvier 2008, constituent la principale ressource. Elles rapportent en effet 300 millions d’euros par ans soit 1,5 milliards sur les 1,6 milliards prévus jusqu’en 2012. Le reste étant pris en charge par l’assurance maladie et la Caisse nationale pour la solidarité et l’autonomie. Les Français reprochent à l’Etat de ne pas assez prendre part au financement du plan, dénonçant le fait que ce soit les malades qui payent. La présidente de l’association France-Alzheimer, Arlette Meyrieux, reste quant à elle très sceptique. « Les franchises médicales ne suffiront pas, tant le besoin est important », déclare t-elle, inquiète.

 

Quoi qu’il en soit, ». Cette maladie neuro-dégénérative qui provoque une perte lente et irréversible des fonctions cognitives et mémorielles frappe actuellement 850 000 personnes en France, essentiellement âgées de plus de 80 ans. 225 000 nouveaux cas sont découverts chaque année – dont 10 000 chez les moins de 60 ans. L’accroissement du nombre de malades tend à suivre le prolongement de l’espérance de vie. Avec ce plan, le chef de l’Etat espère « faire basculer Alzheimer en 10 ou 15 ans dans le monde des maladies dont il sera possible de stabiliser l'évolution ». Il entend également faire de la lutte contre cette maladie une "priorité" de la présidence française de l’Union Européenne dès juillet 2008, avec notamment la tenue d'une conférence européenne sur cette question l'automne prochain.


Source photo : rfi.fr

par Romain publié dans : Société
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Mardi 5 février 2008

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          Un moteur de recherche, une cause à soutenir. 1 recherche = 1don. La formule est simple et l’objectif motivant. Un nouveau service de recherche sur Internet commence à se faire connaître du grand public. Son nom : Veosearch. Son but : aider différentes associations humanitaires ou écologiques à trouver des fonds pour le financement de leurs missions.

 

Veosearch est un méta-moteur de recherche solidaire. Il propose aux internautes d’effectuer leurs recherches en choisissant parmi les quatre moteurs de recherches suivants : Google, Yahoo !, Exalead et Ask. Les résultats sont donc aussi fiables que sur les autres portails et le surfer finance des projets associatifs sans débourser un seul centime. Le revenu publicitaire que tire l’entreprise des recherches est en effet divisé en deux, une moitié étant destinée à une association. De Grandes ONG telles que Handicap International et WWF se sont déjà associées au site. Médecins sans Frontières devraient rejoindre prochainement le moteur.

 

Lancée le 4 octobre 2007, cette entreprise, soutenue par le ministère de l’environnement, du développement et de l’aménagement durable, a déjà collecté plus de 13 000€ grâce à ses 18 000 inscrits qui totalisent plus de 100 000 recherches par jours. C’est un bon début pour Arthur Saint-Père et Guillaume Heintz, les deux fondateurs du site. Ces deux diplômes d’HEC souhaitaient « faire connaître et financer des projets associatifs liés aux trois grands thèmes du développement durable : l’engagement pour l’homme, le respect de la nature et les pratiques économiques durables. » Les internautes les plus investis pourront également effectuer des dons en ligne. Il ne reste plus qu’à souhaiter bonne chance à ce jeune moteur de recherche aux visées altruistes.

par Romain publié dans : Sciences & Environnement
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  • : 16/12/1986
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  • : Titulaire d'une Licence d'Histoire à l'Université de Versailles-Saint-Quentin (78), je me lance à l'assaut d'un master communication à l'Université de Paris X-Naterre. Sportif (natation) et cinéphile, je pratique aussi la photographie.
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