On l’a connu surfeur blond et frimeur dans Brice de Nice, espion misogyne et colonialiste dans OSS
117 ou encore policier sombre et mélancolique dans Contre enquête. C’est en rédacteur publicitaire excentrique, arrogant et un brin narcissique que l’on retrouve Jean
Dujardin dans son dernier film 99 Francs, réalisé par Jan Kounen. Adapté du roman de
Begbedder, cette comédie dramatique nous plonge dans les coulisses du monde de la publicité où alcool, sexe et drogue semblent y être consommés sans modération.
Synopsis : Octave est le maître du monde : il exerce la profession de rédacteur publicitaire. Il décide aujourd'hui ce que vous
allez vouloir demain. Pour lui, "l'homme est un produit comme les autres". Octave travaille pour la plus grosse agence de pub du monde : Ross & Witchcraft, surnommée "La Ross". Il est couvert
d'argent, de filles et de cocaïne. Pourtant, il doute.
Deux événements vont bouleverser le cours de la vie d'Octave. Son histoire d'amour avec Sophie, la plus belle employée de l'agence, et une réunion chez Madone pour vendre un film de pub à ce
géant du produit laitier. Le doué Octave déjante alors et décide de se rebeller contre le système qui l'a créé, en sabotant sa plus grande campagne.
Une fois de plus, on retrouve un Jean Dujardin (Octave) à la fois survolté avec son binôme de travail, Charlie (Jocelyn Quivrin) et perdu face à ses doutes lorsque Sophie le quitte, rôle parfaitement interprété par Vahina Giocante.
Les fausses publicités et les délires d’Octave sous emprise de cocaïne se mélangent au reste du film si bien que le spectateur se perd entre monde réel et fantasmes. Des affiches publicitaires hautes en couleurs agressent le regard sur fond de musique électro ; on se croirait dans une boutique de mode un Samedi en période de soldes. Et une fin originale et complètement décalée avec le reste du film apporte la touche finale de cette critique acerbe de la publicité toujours plus envahissante et qui guide nos moindres achats.
Image tirée de : www.allocine.fr
Voire la bande annonce.