| Décembre 2008 | ||||||||||
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C’est la fin de la course pour l’équipe française de rugby, battue samedi 13 octobre au soir par l’Angleterre (14-9) au Stade de France en demi-finale. La déception est amère pour toute la France qui espérait voir son équipe battre les tenants du titre et accéder à la finale qui se déroulera samedi 20 octobre au Stade de France.
La défaite est d’autant plus douloureuse qu’elle s’est produite face à un pays dont la rivalité avec la France est millénaire. L’injustice, elle, tient dans le fait que les Bleus ont
battu samedi dernier en quart de finale l’équipe favorite et réputée la meilleure du monde : les All Blacks. Alors comment expliquer cette chute face au XV de la Rose ? Un excès de
confiance dans la supposée invulnérabilité des tricolores ? Une récupération physique trop courte du précédent match ? Une erreur stratégique de Bernard Laporte qui a reconduit face aux
Anglais les joueurs vainqueurs de la Nouvelle Zélande ? La sous-estimation d’une équipe britannique tenace et combative ? Quelle que soit la réponse, le match de samedi restera sans
doute l’un des plus beaux de la compétition, et ce, malgré une issue qui endeuille nos cœurs patriotes.
Ce dénouement aurait pourtant pu être autre si les Bleus avaient empêché les Anglais d’ouvrir le score 80 secondes après le début du jeu par un essai inscrit par l'ailier Josh Lewsey. Loin de se laisser déconcentrer, l’équipe de Bernard Laporte s’est lancée avec acharnement dans le combat, occupant les ¾ du terrain tout au long du match. Le camp bleu bénéficia de deux fautes pour inscrire deux drops. A la mi-temps, le score était déjà très serré (6-5). En voulant creuser l’écart dans la deuxième partie du jeu, les coqs se sont brisés contre un mur de roses implacable, investissant toute leur énergie dans de longues mêlées qui échouaient à seulement quelques mètres de l’en-but anglais. Dans les vingt dernières minutes du jeu, la fatigue s’est largement fait sentir chez les 30 champions présents sur le terrain. Mais les Anglais ont tenu bon, poussant les Français à la faute et permettant au demi d’ouverture Jonny Wilkinson d’inscrire les deux drops fatals à la France.
Au coup de sifflet final, c’est la débandade. La crispation des supporters se transforme en profonde tristesse. Sur le terrain, les Bleus s’effondrent, anéantis. L’image d’un Sébastien Chabal en pleurs sur la pelouse émeut la France
entière. Sur le Champs de Mars, à Paris, 70 000 supporters se dispersent, drapeaux en berne devant des supporters anglais en liesse, chose exceptionnelle pour ce peuple flegmatique. Comme un
douloureux remake de la demi-finale de 2003 où la France avait été éliminée par l’Angleterre 7 à 24, l’équipe de Raphaël Ibanez n’a plus qu’à attendre la « petite finale » qui aura lieu
vendredi 19 octobre au Parc des Princes. Elle y retrouvera l’équipe contre laquelle elle s'est battue en match d’ouverture, l’Argentine, et y disputera la troisième place de la
compétion. Mais même la médaille de bronze sera une bien maigre consolation pour ces champions nationaux.
Source photo : 20 minutes
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