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Crise immobilière due aux subprimes, augmentation du taux de chômage de 0,13% à 5% durant le
mois de décembre, ralentissement de la croissance, chute des valeurs boursières, flambée du pétrole, … Tous les voyants sont dans le rouge outre Atlantique et le risque de crise menace l’économie
américaine, déjà bien mal en point en ce début d’année, après une perte de 9,8 milliards de dollars au dernier trimestre 2007 (soit 6,6 milliards d’euros). Pour Alan Greenspan, ancien directeur
de la Réserves Fédérales des Etats-Unis (Fed), « les symptômes [de la récession] sont là. Un krach est tout à fait possible, il suffit d’un grain de sable ».
Le président américain, George W. Bush, a annoncé vendredi 18 janvier un plan massif de soutien à l’économie. Décidé en accord avec la majorité démocrate siégeant au Congrès, c’est entre 100 et 150 dollars qui vont être injecter pour relancer la croissance. Autres propositions : accorder une remise d’impôt de 500 dollars par personne ainsi que de défiscaliser les investissements des entreprises. La Fed devrait également annoncer d’ici fin janvier une diminution de 0,5% des taux d’intérêt directeur – ils passeraient de 4,25 à 3,75%.
Doit on pour autant craindre une crise économique mondiale ? Pas nécessairement. Certes, le leader économique mondial entraîne les principales places boursières ; le Dow Jones a cédé 2,17%, la Bourse de Paris a perdu 2,83%, Londres et Frankfort ont dévalué respectivement de 3,06% et 2,14% et Hongkong a dévissé de 5,37%. Mais les pays émergeants tirent leurs épingles du jeu dans cette vaste crise financière. Les banques occidentales font en effet appel aux fonds souverains des pays d’Asie (Chine, Inde, Singapour) et de Moyen Orient (Emirats Arabes Unis, Koweït, Qatar) pour se renflouer. C’est le cas de deux institutions bancaires américaines, Citigroup et Merrill Lynch qui doivent leur salut aux fonds souverains d’Abu Dhabi et de Singapour.
Quoi qu’il en soit, les mesures annoncées par
le gouvernement américain devraient permettre de relancer sa croissance. L’évolution de cette dernière est évaluée entre 0,13% et 0,9 entre le premier et le second trimestre 2008. Les experts
affirment cependant que les marchés vont traverser une période très difficile durant les six prochains mois. De son coté, l’Europe craint une dévaluation trop importante du dollar. Déjà affaiblit
par la de la monnaie unique, l’Union rencontrait de lourdes difficultés à écouler ses exportations.
Source photo : 20 Miniutes