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Attention les Gaulois sont de retour, et ils font beaucoup de bruit. Le jeune Alafolix doit remporter les Jeux Olympiques pour pouvoir épouser la princesse grecque, Irina. Il va demander de l’aide à Astérix et Obélix pour remporter les épreuves et conquérir le cœur de sa belle. Mais le fils perfide de César, Brutus, convoite également la jolie princesse. Les jeux ne font que commencer… Astérix aux Jeux Olympiques est le troisième volet cinématographique de la saga du célèbre héros de bande dessinée apparu sous la plume d’Albert Uderzo et la verve de feu René Gosciny. Après Claude Zidi pour Astérix et Obélix contre César (1999) et Alain Chabat pour Astérix et Obélix : mission Cléopâtre (2002), la réalisation de ce nouveau opus est confiée à Thomas Langmann et Frédéric Forestier. Le challenge était difficile : faire aussi bien que le précédent film qui avait totalisé plus de 15 millions d’entrées. Pour cela, les réalisateurs disposaient d’un budget pharaonique de plus de 78 millions d’euros, le plaçant au second rang des plus gros projets de l'histoire du cinéma français, derrière les 90 millions de dollars du Cinquième élément de Luc Besson.

Mais ce n’est pas tout. Une incroyable caste de comédiens et de people en tout genre est venue grossir les rangs du film. Clovis Cornillac offre un nouveau visage plus crédible au petit moustachu blond, auparavant interprété par Christian Clavier. Il donne la réplique au fidèle Gérard Depardieu qui a enfilé son costume d’Obélix pour la troisième fois de sa carrière. Alain Delon est magistral dans le rôle de César. Il entraîne le célèbre empereur au sommet du narcissisme et de la mégalomanie : un rôle taillé sur mesure. Benoît Poelvoorde s’illustre en Brutus, fils de César qui cherche à tuer son père par tous les moyens. Il tient pour ainsi dire à lui seul la dimension comique du film. On rit à le voir monter de complexes stratagèmes qui, au final, se retournent contre lui. Notons aussi la présence de nombreuses figures de la scène comique française : Franck Dubosc, José Garcia, Jamel Debbouze, Elie Semoun, Alexandre Astier, Francis Lalanne, … ainsi que de nombreux champions comme Zinédine Zidane, Amélie Mauresmo, Tony Parker, Michael Schumacher et son entraîneur, Jean Todt. Alors comment expliquer le sentiment de déception du spectateur au sortir de la salle noire ?
Astérix aux Jeux Olympiques est visuellement époustouflant. Les décors sont colossaux. Les trucages numériques ont largement contribué à restituer la grandeur d’une cité grecque antique, et les effets spéciaux permettent d’offrir aux spectateurs des images assez fidèles à la BD. L’histoire du film est pourtant mise à mal par la présence des nombreuses célébrités faisant de fugaces apparitions. L’humour tient essentiellement aux références culturelles de ces « people ». « Alors, on attend pas Asurancetourix ? », assène Franck Dubosc dans la peau du barde…ou l’inverse. L’acteur prévaut sur le personnage, égarant le spectateur entre film et succession désordonnée de sketchs. Les personnages principaux se font par conséquent évincer de l’image. Astérix, Obélix et Panoramix (dernier rôle du regretté Jean-Pierre Cassel) sont relégués au second rang derrière la relation père-fils de César et Brutus ainsi que derrière l’intrigue amoureuse entre Alafolix (Stéphane Rousseau) et la princesse Irina (Vanessa Hessler). Rien d’étonnant donc à voir Benoît Poelvoorde tenir la tête d’affiche devant le héros éponyme de la série.
Un film décevant sur le fond mais qui contribue cependant au divertissement. L’exception culturelle française et un brin de
chauvinisme pour une part de notre patrimoine qui a su s’exporter nous poussent tout de même à la découverte, par Toutatis !
Source photo : www.allocine.fr
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