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Bertrand Delanoë (à gch.) devance sa rivale UMP, Françoise de Panafieu de 41,9% contre 27,7% dans la course à la mairie de Paris.
Après dix mois au pouvoir, Nicolas Sarkozy rencontre ses premières difficultés électorales. Une fois de plus, la gauche et la droite
se sont affrontées, dimanche 9 mars, lors des élections municipales, dans une lutte pour la conquête des 36 686 communes françaises. Le scrutin s’est révélé surprenant à bien des égards.
Avec un taux de participation de 70,5% - contre 67% en 2001- les partis de gauche ont effectués une forte poussée, s’emparant des bastions UMP tels que Rouen, Laval, Alençon et Rodez. L’extrême gauche –dont la LCR – à fait renaître le communisme municipal que l’on croyait disparu dans certaines moyennes villes
comme Clermont-Ferrand, Foix ou Quimperlé.
La vague rose qu’annonçaient tous les sondages n’a toutefois pas été si dévastatrice que prévue. Selon un sondage Ipsos, seul 24% des électeurs ont voté pour sanctionner le gouvernement et Nicolas Sarkozy. Dans la plupart des villes, c’est donc la situation locale et le bilan de l’équipe municipale sortante qui ont prévalu. A Paris, le maire sortant, Bertrand Delanoë (PS) sort largement vainqueur de ce premier tour avec 41,9% des suffrages face à 27,7% des votes exprimés en faveur de sa rival UMP, Françoise de Panafieu.
Le gouvernement estime pour l’heure que le parti a « sauver les meubles ». Plusieurs membres du gouvernement ont en effet été réélus dans leur commune dès le premier tour de l’élection. Alain Juppé a pris sa revanche sur les législatives de juin. Eric Woerth, Eric Besson, Xavier Bertrand, Michèle Alliot-Marie, Laurent Wauquier, André Santini et François Fillon ont également sauvé leur tête. Il ne reste plus qu’à Rachida Dati de faire ses preuves dans le VIIème arrondissement ainsi que Xavier Darcos, mis en ballottage à Périgueux face au socialiste, Michel Moyrand.
Les deux camps se préparent d'ores et déjà au second tour qui aura lieu dimanche 16 mars. Les têtes de listes se tournent vers les leaders MoDem qui vont jouer dès maintenant un rôle d’arbitre lors du second tour de l’élection. Chacun espère le rallier à sa couleur pour obtenir un report de voix capable de faire pencher la balance. Malgré les fanfaronnades socialistes, on ne peut tout de même pas parler de « sanction » contre la politique de Nicolas Sarkozy et contre l’UMP. « Souvenez vous des législatives de juin 2007, le premier tour avait été très favorable à la droite, mais finalement, la gauche avait récupéré des points au second tour », nous rappelle Federico Vacas, Directeur d’études chez Ipsos.
Rien n’est donc joué à ce stade de l’élection. Rendez-vous dimanche prochain devant
les urnes…
Source photo : radiofrance