
Des collines désolées et des sommets enneigés. Pour vivre, des huttes faites d’ossements et de peau de bête. Un climat
glacial. Bienvenue sur Terre…il y a 10 000 ans. D’Leh, un jeune chasseur de Mammouth vit paisiblement dans sa tribu jusqu’au jour où des pillards détruisent son village et capturent la
quasi-totalité des habitants, dont la femme qu’il aime, Evolet. Bien décidé à la sauver, il se lance à sa rescousse à la tête d'une poignée de chasseurs de
mammouths. Le groupe, franchissant pour la première fois les limites de son territoire, entame un long périple à travers jungles et déserts où ils découvrent des civilisations dont il ne
soupçonnait pas l'existence. Rejoint par d’autres tribus, sa chasse le mène jusqu’en Egypte où il devra affronter un dieu tyrannique et sanguinaire. Désormais, sa mission n’est plus de sauver
Evolet, mais la civilisation tout entière...
L’Allemand, Roland Emmerich, revient en force avec un blockbuster titanesque. Fasciné depuis sa tendre enfance par la préhistoire et l’Egypte ancienne, le réalisateur de Independance Day et du Jour d’après a voulu offrir au spectateur une gitantesque fresque historique à la fois originale et surprenante. « J'ai voulu ouvrir dans ce film les portes d'un monde qui ne ressemble à aucun autre. », explique-t-il. Merci pour la précision car les nombreux anachronismes ont de quoi déstabiliser le spectateur. Car, bien que ces deux mondes soient séparés par des milliers d’année, Cromagnon et ses semblables côtoient joyeusement les soldats du pharaon, celui-ci ayant dompté des mammouths pour construire sa pyramide.
Malgré une Histoire relativement plate et sans grandes surprises, le film nous surprend d’un point de vue technique. Des effets spéciaux éblouissants redonnent vie à des créatures du passé comme le mammouth ou le tigre à dent de sabre. Plus vrai que nature ! Ce projet colossal a été réalisé dans pas moins de trois pays – la Nouvelle Zélande, la Namibie et l’Afrique du Sud – et a nécessité plusieurs milliers de figurants. Néanmoins, Roland Emmerich, a tenu à faire appel à de jeunes acteurs peu connus. L’histoire parait ainsi plus crédible que si on avait vu un Brad Pitt ou une autre pointure du cinéma hollywoodien tailler le silex dans sa grotte humide. Mais grâce à ce film, on sait désormais que les hommes préhistoriques avaient du savon et du dentifrice. Comment penser le contraire lorsque l’on voit D’Leh, homme des cavernes esthétisé et bodybuildé, arborer un large sourire aux dents blanches et bien alignées et qu’après des journées de courses à travers le désert, la peau du jeune héros soit aussi propre qu’après un bonne douche au savon de Marseille.
Aucun effort intellectuel n’est requis pour
aller voir ce film. Le spectateur n’a qu’à se laisser guider au fil de l’aventure pour apprécier ce qui reste tout de même une très jolie légende.
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