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Fin du combat pour Chantal Sébire. Cette institutrice de 52 ans a été retrouvée morte, mercredi 19 mars, à son domicile de Plombières-lès-Dijon (Côte-d'Or). La malade qui a ému la France était atteinte d’un esthésioneuroblastome, une tumeur évolutive des sinus et de la cloison nasale. Elle avait progressivement perdu la vue, l’ouïe et le goût.
Le procureur de la République de Dijon, Jean-Pierre Alacchi, a indiqué jeudi matin à l'AFP qu'en l'état actuel des investigations il n'y avait «pas d'éléments suffisants» pour déterminer les causes de la mort de Chantal Sébire. Quelques heures avant sa mort, son médecin traitant, le docteur Emmanuel Debost, a été reçu par Nicolas Sarkozy en présence du conseiller scientifique du président de la République, le professeur Arnold Munnich, et du professeur Daniel Brasnu, chef du service d'oto-rhino-laryngologie et de chirurgie cervico-faciale de l'hôpital Georges-Pompidou, à Paris.
Refusant toutes formes de suicide et voulant mourir avec dignité, celle-ci avait adressé, jeudi 6 mars, une lettre au président de la République, Nicolas Sarkozy, lui demandant l’autorisation exceptionnelle d’un recourir à l’euthanasie active. Le président du tribunal de grande instance de Dijon avait refusé sa requête lundi 17 mars.
Mme Sébire, qui savait « où [se] procurer ce dont [elle] avait besoin », menaçait également de se rendre en Suisse où l’injection létale est légalement pratiquée. Ce cas relance le débat sur la pratique de l’euthanasie en France. Le Premier ministre, François Fillon, a demandé au député Jean Leonetti une « évaluation de la mise en œuvre concrète de la loi » du 22 avril 2005 qui autorise le droit à laisser mourir mais pas l’euthanasie active.
L’Association pour le droit à mourir dans la dignité s’appuie sur la mort de Chantal Sébire pour dénoncer « une défaillance de la législation » en terme d’assistance en fin de vie. L’Admd pointe du doigt le retard de la France sur ses voisins étrangers ayant déjà franchis. La Suisse, le Luxembourg et le Danemark, rejoint le mois dernier par les Pays-Bas, ont déjà légalisé cette pratique qui demeure encore tabou dans le pays des droits de l'Homme.
Source photo : 20 minutes