Dans son souci de protéger la santé du grand public, la loi interdisant de fumer dans les lieux publics, entrée en vigueur le 1er janvier 2008 dans les cafés et discothèques risque fort de faire sa première victime. Abdelkader El-Ahmer a entamé lundi 14 avril une grève de la soif pour faire entendre ses revendications. Depuis le mois de janvier, ce gérant d’un bar à chicha dans le14ème arrondissement demande aux autorités de reconnaître le statut d’association à son établissement, seul moyen pour détourner la loi. En vain !
Depuis 58 jours, le rebelle poursuit une grève de la faim. Il a déjà perdu 18 kilos mais se refuse à renoncer. « Je n’arrêterai pas ma grève de la faim et de la soif tant que Nicolas Sarkozy ne m’aura pas reçu. », annonce-t-il, déterminé. Il espère rouvrir son commerce qui a connu une perte de 70% de sa clientèle en trois mois. L’injustice règne lorsqu’on repense aux deux reportages diffusés au JT de TF1 en janvier dernier. Le premier montrait un café transformé en club privé sans aucun problème. Le second présentait un bar isolé sur une île au large de la Bretagne, où insulaires et autorités fumaient en toute quiétude devant les caméras sans se soucier de quelque sanction.
Encore une belle preuve d’égalité entre
bars des villes et bars des champs !
Source photo : France Soir