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Ben Campbell est un petit génie des Maths et un élève très
doué du MIT (Institut de Technologie du Massachusetts). Alors qu’il cherche le moyen de financer ses études de médecine à Harvard, un groupe d’étudiants surdoués le repère et lui propose de
s’associer à eux. Entraînés par Micky Rosa, un professeur de Mathématiques charismatique, la petite équipe rafle des millions chaque week end aux
tables de black jack des casinos de Las Vegas. Ben se laisse entrainer dans cette entreprise de haut vol où il est rapidement dépassé par le pouvoir de l’argent et du luxe. Mais quand l’agent de
sécurité, Cole Williams l’arrête il se rend compte, trop tard, des limites à ne pas dépasser.
Adapté d’un best seller de Ben Mezrich, Bringing Down the House : The Inside Story of Six MIT Students Who Took Vegas for Millions, Las Vegas 21 retrace
l’histoire vraie d’un groupe d’étudiants surdoués qui comptaient les cartes au black jack et mettaient les casinos à sec. Un scénario original et haletant…qui aurait pu être mieux monté. Robert
Luketic semble faire défiler l’histoire comme elle vient. Pas de surprise dans le scénario et certains passages inutiles viennent rallonger le film pour le spectateur qui connaît d’avance le
dénouement.
Heureusement, Las Vegas 21 se rattrape du coté de la mise en scène. Le contraste
entre la vie d’étudiant dans un Boston hivernal et gris, et les strass et paillettes d’un Las Vegas flamboyant et coloré donnent du rythme au film. « J'aime beaucoup la façon dont le film
juxtapose leur vie d'étudiants à Boston, où ils apparaissent comme des types un peu ringards avec des stylos et des calculatrices plein les poches, et celle qu'ils mènent à Las Vegas, la ville du
jeu, du spectacle et de la démesure. », explique Kevin Spacey, producteur et acteur.
Les nombreux ralentis dont abuse le réalisateur donnent le vertige au spectateur, aussi déboussolé que les différents
protagonistes. Pour l'équipe de tournage, il était important de filmer un maximum de scènes du film dans de
vrais casinos. Le producteur Dana Brunetti commente : « Au début, nous avions un peu peur que les casinos ne nous autorisent pas à tourner
chez eux un film qui montre comment ils ont été battus par des compteurs de cartes ! En fait, ils ont adoré l'histoire parce qu'elle donne aux gens le sentiment qu'ils peuvent déjouer le hasard
et gagner facilement au blackjack. Cela les pousse à venir aux tables de jeu ! Pour les casinos, c'est finalement une très bonne publicité ! »
Las Vegas 21 permet enfin d’apprécier les talents
d’un « inconnu » qui entre dans la cour des grands. Jim Sturgess perce enfin au grand écran depuis Deux sœurs pour un roi (2008). Comme Ben dans le film, il est encadré par des
professionnels qui n’ont plus besoin de faire leur preuves : Kate Bosworth (Blue Crush en 2003), Kevin Spacey (Seven en 1996, American Beauty en 2000) et Laurence
Fishburne (Morpheus dans la trilogie Matrix).
Las Vegas 21 demeurent un bon divertissement. On sort du cinéma avec plein d’étoiles dans les yeux. Seul
regret : ne pas être assez doué en Maths pour imiter ces pros des tapis verts.