Au 11ème jour de la course, du pot au noir donne du fil a retordre aux navigateurs. Les quatre skippers de tête perdent leur avance, talonnés par les chasseurs qui devraient rentrer dans la zone molle dans les jours à venir.
Les souhaits de Loïc Peyron ont été exaucés. « C’est pas toujours agréable de faire la course en tête », a affirmé, lundi 17 novembre, le leader du Vendée Globe. Qu’il se réjouisse, les autres concurrents rattrapent leur retard. La zone tropicale du pot au noir est réputé pour être un obstacle particulièrement difficile de la course dans l’Atlantique Nord. La vitesse de Loïc Peyron sur Gitana Eighty culmine aujourd’hui à 2 nœuds. Son concurrent direct, Sébastien Josse (British Telecom) progresse à 4 nœuds à seulement 14 miles du leader. La tension monte dans le monocoque du challenger. « Dans cette zone particulièrement difficile, on est à l’affût du moindre changement climatique. Il faut constamment surveiller le matériel de navigation car le manque de vent rend le bateau instable. », a commenté ce midi le skipper par téléphone.
Jean-Pierre Dick (Paprec-Vibrac 2) et Vincent Riou (PRB), rentrés vers 13h dans la zone clame sont seulement à une trentaine de miles de Loïc Peron. Ils comptent sur un déplacement du pot au noir pour leur permettre de s’approcher d’avantage de lui. « Le pot au noir, c’est comme les canards, ça descend vers le sud en hiver. », commente fatigué, Loïc Peyron. Entré hier soir dans la zone difficile qui accompagne son avancée, il espère « y voir plus clair demain ». Le rapprochement de la flotte est attendu dans l’hémisphère sud. Réjouissance pour le leader, amateur de compétition. « Il n’y aura pas trop d’écart à la sortie du pot au noir. C’est mieux ! »
Vent quasiment inexistant, pluies fortes, orages fréquents, le pot au noir est une zone difficile pour les skippers. 35° sur le pont, 25° dans la mer et près de 50° dans la cabine. Les navigateurs doivent désormais compter avec la chaleur pesante. Samatha Davies (Roxy), 13ème de la course tombe la combinaison au profit du bikini. Plus en arrière, Michel Desjoyeaux (Foncia) avale les miles. Dix jours après son départ différé des Sables d’Olonnes, le skipper a gagné entre hier et aujourd’hui 120 miles sur Loïc Peyron. « Le pot au noir fait mes affaires et pour l’intérêt général de la course, il est bon qu’il ne tue pas tout le suspens. », a affirmé le navigateur, confiant. Profitant des alysées encore cléments, Jean-Baptiste Dejeanty, bon dernier sur Groupe Maisonneuve tire la langue et file à 14,5 miles vers le pot au noir qu’il espère coriace pour ralentir suffisamment ces concurrents.
Source photo : www.vendeeglobe.org
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