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Lundi 13 octobre 2008

           C’est un fait, George W. Bush ne marque pas l’histoire par son pacifisme. Son mandat qui touche à sa fin dans 22 jours s’achève toutefois sur une note positive. Les Etats-Unis ont annoncé samedi 11 octobre qu’ils retiraient la Corée du Nord de la « liste noire » recensant les pays soupçonnés de soutenir le terrorisme. Grâce au forcing du négociateur américain, Christopher Hill, ce compromis sauve in extremis le processus de dénucléarisation interrompu par Pyongyang depuis août dernier.

           Pour la Corée, le retrait de la liste noire s’accompagne de la levée des sanctions commerciales et lui donne accès aux mécanismes de financement internationaux. Le régime nord coréen peut désormais transférer l’argent dans toutes les banques internationales. Le pays était inscrit sur la liste noire depuis janvier 1988, à la suite de l’explosion en plein vol d’un avion sud coréen.

           A cette « contrepartie politique » s’ajoute des « mesures de vérification du désarmement nucléaire » souhaitées par Pyongyang. Les Etats-Unis ne peuvent plus fouiller où et quand ils veulent. L’accès aux sites non déclarés se fait désormais dans un « consentement mutuel ». En échange, les Nord-Coréens acceptent que des échantillons soient extraits du pays.

           Dans sa politique de rapprochement avec son voisin, la Corée du Sud a salué la nouvelle. Le Japon, hostile au gouvernement de Kim Jong-Il juge « regrettable » la décision de l’administration Bush. Aux Etats-Unis, démocrates et républicains sont partagés. Alors que Barack Obama qualifie l’accord de « modeste pas », le républicains célébre l’évènement avec beaucoup d’enthousiasme. Une manière de redorer le blason du camp des éléphants, marqué par huit ans de guerre.

Source photo : Libération

par Romain Dondelinger publié dans : International communauté : Media - Actualité générale
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Dimanche 25 mai 2008


          Le Liban semble enfin sortir de la crise politique qui le déstabilise depuis six mois. Les Libanais ont accueilli non sans un certain soulagement, dimanche 25 mai, la nomination du général Michel Sleimane à la présidence de la République. Chef des armées depuis 1998, M. Sleimane devient le 12ème président depuis l’indépendance du pays en 1943. Sa neutralité et son excellent bilan à la tête d’une armée nationale, indépendante de toutes couleurs politiques, le font passer pour « l’homme le mieux placé pour sortir le Liban de sa crise ».

          Validée par les députés à 17h30, sa nomination était prévue depuis la signature des accords de Doha. Destinés à mettre un terme à l’impasse politique du pays, ces accords prévoient également la formation d’un gouvernement d’union dans lequel, la minorité, représentée par le président du Parlement, Nabih Berri, aura une minorité de blocage. La première tâche du nouveau président est de nommer son premier Ministre. Il devrait s’agir de Saad Hariri, chef de file du plus important bloc parlementaire. Les Libanais comptent beaucoup sur cet homme droit et juste pour redonner de la stabilité au pays.

Source photo
 : le Monde

par Romain publié dans : International communauté : Un max de buzz !
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Dimanche 25 mai 2008

« Manuel Marulanda est mort ! »

          C’est ce qu’a annoncé par communiqué, dimanche 25 mai, le ministre colombien de la Défense, Juan Manuel Santos. Selon « une source qui ne  [l’a] jamais trompé », le chef historique des Forces armés révolutionnaires de Colombie (Farc) serait décédé « de cause naturelle » il y a deux mois, le 26 mars 2008 à 18h30. Agé de 80 ans, la mort de Pedro Antonio Marin, vrai nom du chef rebelle, avait déjà été annoncée 17 fois.

           Cet évènement risque de modifier les relations entre la guérilla marxiste et le gouvernement. Alors que le responsable idéologique, Alfonso Cano est pressenti comme le successeur de Marulanda, « certains dirigeants ont annoncé leur décision de se démobiliser et de libérer Ingrid Betancourt, si le gouvernement leur garantit la liberté », a affirmé le président colombien, Alvaro Uribe. Ce dernier a par ailleurs promis une récompense pouvant atteindre 100 millions de dollars aux guérilleros qui désertent avec des otages ainsi qu’un exil en France où ils pourraient « profiter dans ce pays de leur liberté ».

Source photo : 20 minutes

 

par Romain publié dans : International communauté : Apprentis journalistes
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Mercredi 14 mai 2008

          Difficile de passer à coté de la Birmanie ces temps-ci. Ses 34 000 morts causés par le passage du typhon Nagis le 2 et 3 mai dernier s’exposent dans tous les journaux et tous les médias…mais est-ce le plus important ? Etre victime d’une catastrophe naturelle, ça peut malheureusement arriver ! Etre victime d’un Etat oppresseur, habitué à violer allègrement les Droits de l’Homme, c’est scandaleux ! La cause ne revient bien sûr pas aux 45 milliards de Birmans qui subissent chaque jour la dictature de la junte, mais au gouvernement…et aussi à la communauté internationale.

 

           La Birmanie n’a jamais été aussi fermée que depuis deux semaines. Pendant que les rescapés (sur)vivent dans des conditions de plus en plus inhumaines, les convois humanitaires sont bloqués aux frontières par un gouvernement qui tient décidément plus que tout à garder le secret de sa politique intérieure. Une cinquantaine d’humanitaires attendent actuellement Bangkok, en Thaïlande, pour obtenir leur autorisation de rentrer sur le territoire birman. « En fait, très peu de visas ont été accordés », a constaté Catherine Bragg, directrice adjointe du Bureau de coordinations des affaires humanitaires de l’ONU.

 

           Seuls un avion américain et un bateau de Médecins sans frontières ont réussi à apporter des aliments et du matériel de soin dans le delta de l’Irrawaddy, la région la plus violemment touchée et inaccessible sans l’autorisation des autorités locales. Et encore ! Là aussi les humanitaires étrangers sont restés aux frontières, laissant le soin à l’armée de distribuer les aides. Mais selon les Nations Unies, les opérations de secours ne permettent de répondre qu’à 10% des besoins en eau potable, vivres et matériels des populations sinistrées, soit un quart des rescapés.

 

            Selon Democratic Voice of Burma, une radio de l’opposition qui émet depuis la Norvège, seule une cinquantaine de sinistrés ont reçu de la nourriture. Les autorités birmanes ne distribueraient le riz et les denrées alimentaires qu’aux partisans du régime. Cette révélation a de quoi susciter l’indignation des pays donateurs. « Le monde devrait être en colère et condamner » la junte, a déclarer le président américain, George W. Bush, dont le pays à promis 13 milliards de dollars en plus des trois milliards déjà envoyés.

 

            Le dire c’est bien, le faire c’est mieux… Pendant que les corps continuent de se décomposer dans les régions inondées et difficiles d’accès et que les maladies progressent (choléra, typhus, malaria), les rescapés doivent faire face aux pillards. Les habitations qui subsistaient jusque là sont maintenant aux mains des vandales qui les saccagent. Des femmes, à qui ont coupe doigts et oreilles pour voler les bijoux sont violées puis abandonnées.

 

           Le pays est en guerre et le gouvernement ferme les yeux. Pire, il célèbre le référendum « couronné de succès » du 10 mai. Ce scrutin visait à doter le pays d’une nouvelle Constitution permettant aux militaires de garder le pouvoir pendant encore de nombreuses années. Si face à cette aberration, la communauté internationale est impuissante à punir la junte birmane, il ne reste plus qu’à espérer que le prochain cataclysme emporte le président Than Shwe et son régime dictatorial.

 

Source photo : 20 minutes

par Romain publié dans : International communauté : Libre parole
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Lundi 5 mai 2008

           Les élections locales britanniques auront suscité autant d’émotions que les municipales françaises de mars dernier. Dans tout le pays, les conservateurs ont pris le pas sur le parti travailliste. Affront suprême, ils se sont également emparés de la mairie de Londres, aux mains du parti majoritaire la création de ce mandat, en 2000.

 

           Avec seulement 24% des voix en sa faveur, le maire sortant, Ken Livingstone arrache la troisième position du scrutin, derrière les libéraux-démocrates (25 %) et surtout à 20 point du vainqueur conservateur, le journaliste Boris Johnson. Crédité de 44% des suffrages, le « bouffon bafouillant » (surnommé ainsi suite à ces nombreuses gaffes) a fait la pige à « Ken le rouge » alors qu’il briguait un troisième mandat et ce, malgré un bilan positif.

 

           Les élections de ce week end sont porteuses de changements politiques au gouvernement britannique. Le Parti travailliste perd 333 sièges alors que les conservateurs en gagnent 256. Vécu comme le premier test de son mandat, le premier Ministre travailliste, Gordon Brown considère le scrutin comme une cinglante défaite. « Des annonces seront faites dans les prochaines semaines », a annoncé le premier Ministre. Il entend limiter au maximum la vague conservatrice d’ici les élections législatives prévues pour mai 2010.

 

           Le nouveau locataire du 10, Downing Street a d’ores et déjà à cœur de conquérir la confiance des sept millions de Londoniens. « Je travaillerais d'arrache-pied pour être à la hauteur des attentes de mes électeurs et pour conquérir les autres », a-t-il affirmé avant de se pencher sur ses thèmes de campagnes : la sécurité dans les transports en commun et la circulation au cœur de la capitale. Le premier maire conservateur de l’histoire de Londres espère bien marquer l’Histoire…et il aura fort à faire avec les Jeux Olympiques de 2012.

 

 

Source photo : La Tribune de Genève

par Romain publié dans : International communauté : Apprentis journalistes
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Mercredi 23 avril 2008

           Le slogan de campagne de Barak Obama a été détourné et scandé, mardi 22 avril au soir, par une foule en liesse de militants pro Clinton à l’annonce des résultats électoraux de Pennsylvanie. Créditée de 55% des voix, la sénatrice de New York a réussit à battre son rival, pourtant grand favori de la primaire démocrate.

 

           Réputé pour être un Etat démocrate, la population américaine de Pennsylvanie a été séduite par le discours emprunt de valeur de la candidate. La classe moyenne des « cols bleus » blancs, très catholique ont voté en masse en faveur de l’ancienne résidente du 1600 Pennsylvania Avenue (l’adresse de la Maison Blanche). Barack Obama a souffert, quant à lui, d’une trop faible part de population noir dans cet Etat. Mais ce qui a surtout fait sombrer le candidat du changement reste les propos blessant tenus envers la population de l’Etat. Il y a quelques jours, il s’est attiré la colère des « petites gens des petites villes de l’Amérique profonde qui s’accrochent à leur flingue, leur religion et leur xénophobie latente pour compenser l’amertume » d’une conjoncture peu glorieuse (deux guerres et une crise économique).

 

           Présumant l’issue du vote, le sénateur de l’Illinois a préféré fuir en Indiana où doit se tenir la prochaine échéance électorale, le 6 mai. Dans la soirée, il a froidement félicité Mme Clinton pour sa victoire avant l’a accusé d’avoir brandi la menace terroriste pour glaner des voix parmi les républicains indécis. « Nous pouvons être un parti qui dit ou fait tout pour gagner cette élection […] ou nous pouvons être le parti qui ne se focalise pas uniquement sur la façon de gagner mais sur pourquoi nous devrions gagner », a-t-il ajouté.

 

           Le triomphe de Pennsylvanie relance l’ex-First Lady dans la course à la Maison Blanche. 28 super délégués supplémentaires viennent s’ajouter à ses 257 super délégués (Barack Obama n’en a que 233). M. Obama conserve toutefois une nette avance, avec 1648,5 délégués contre 1537,5 pour Hillary Clinton et 27 Etats contre 15 (dont le Texas, la Californie, l'Ohio et l'Etat de New York). La candidate espère que les super délégués ne se laisseront pas berner par l’avance du candidat noir et influenceront le vote final en sa faveur.

 

           Quoi qu’il en soit, la route est longue jusqu’à la convention démocrate qui doit se tenir du 25 au 28 août à Denver (Collorado), où sera élu le candidat démocrate à la présidentielle. Gageons que, regonflée par cette victoire, Hilary Clinton saura réussir à séduire les 8 prochains Etats comme elle à su le faire la nuit dernière.

 

Source photo : 20 minutes

par Romain publié dans : International communauté : Apprentis journalistes
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Jeudi 3 avril 2008

 



             Le sommet de l’Otan qui s’est ouvert, mercredi 2 avril au soir, s’annonce tendu. Cinq ans après son invasion, c’est l’Afghanistan qui est cette année au cœur des débats. Rassemblés jusqu’à vendredi 4 avril à Bucarest, la capitale de la Hongrie, les chefs d’Etats et de gouvernements des 26 pays membres de l’alliance atlantique doivent se pencher sur cette question afin de trouver une solution rapide de sortie de crise avant que le conflit ne s’enlise.  C’est d’ailleurs sur ce sujet décisif que la France a décidé de marquer son grand retour au sein de l’organisation militaire. En annonçant l’envoi d’un bataillon de soldats français dans l’Est du pays pour venir en renfort des troupes américaines et françaises déjà présentes, le président de la République, Nicolas Sarkozy, a rompu avec la stratégie du Général de Gaulle qui avait retiré l’hexagone de l’organisation en 1966. Le chef de l’Etat a néanmoins précisé que ce retour devrait s’accompagner d’efforts de la part des Etats-Unis pour développer la Politique Européenne de Sécurité et de Défense (PESD), dans laquelle Paris souhaite occuper une place de première importance.
 


              Un autre sujet, cause de crispations, concerne la question de l’élargissement de l’organisation. La Croatie et l’Albanie, candidate à l’adhésion de l’Otan ont été acceptés au sein de l’organisation et constituent les 27ème et 28ème pays membres de celle-ci.
"Il s'agit d'une décision importante, non seulement pour l'Otan, mais aussi pour la Croatie et pour la région de l'Europe du Sud-Est", a déclaré à Bucarest le président croate Stipe Mesic. La Macédoine a vu, quant à elle, sa candidature rejetée en raison du conflit qui l’oppose à la Grèce. Celle-ci lui reproche d’avoir le même nom qu’une de ses régions. Le « plan d’action en vue de l’adhésion » (MAP) au sein de l’Otan, présenté par l’Ukraine et par la Géorgie, ont également été refusés par l’alliance atlantique. Malgré un soutien infaillible de la part des Etats-Unis, certains pays européens – dont la France, l’Angleterre et l’Allemagne – restaient mitigés, craignant une dégradation des relations de l’UE avec la Russie, principal fournisseur de matières énergétiques.
 


               Pourtant, nombreux sont les sujets de discorde entre l’Otan et la Russie. Celle-ci voyait d’un très mauvais œil la candidature de l’Ukraine et de la Géorgie, qu’elle considérait comme une incursion des Etats-Unis sur sa zone d’influence. Après les pressions menées par la Russie pour faire échouer les négociations d’adhésion des deux anciens pays satellites de l’URSS, Vladimir Poutine, invité à un dîner informel jeudi soir à Bucarest, participera à la réunion Russie-Otan qui se tiendra vendredi 4 avril. Cette réunion devrait être l’occasion pour le président russe d’aborder d’autre sujet de discorde comme le projet américain de bouclier antimissile déployé en Europe centrale. Malgré ces divergences et les victoires diplomatiques récentes de Poutine, la Russie doit tenter de ménager l’Otan, bien consciente qu’un autre enjeu nécessite l’union de tous : la lutte contre le terrorisme. La rencontre entre Poutine et son homologue américain, Georges W. Bush, devrait être leur dernière en tant que chef d’Etat.

  

Source photo : Europe 1

par Romain publié dans : International communauté : Media - Actualité générale
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Jeudi 20 mars 2008


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            L’image apparaît à l’écran. Il est de retour. La voix d’Ousama Ben Laden a retenti une nouvelle fois, mercredi 19 mars, sur la chaîne d’information arabe, Al-Jazeera. Dans un communiqué audio de 5 minutes, le leader de l’organisation terroriste, Al-Qaida, menace le pape et les gouvernements de l’Union Européenne, fustigeant les caricatures de Mahomet publiées dans la presse danoise puis européenne en 2005. Il estime que les dirigeants européens ont des « comptes à rendre » sur cet « acte d’insulte aux peuples musulmans ». Il profite également de cette allocution pour exhorter les peuples musulmans au djihad, la guerre sainte contre les occidentaux. Les critiques contre le président américain, George W Bush, sont récurrentes. Mais cette fois il s’attaque aussi aux « Arabes d'Annapolis », les dirigeants des pays arabes venus  participer à la conférence pour des négociations de paix en Moyen Orient à Annapolis (USA) en octobre dernier. Il leur reproche de soutenir la politique colonialiste des Etats-Unis et le siège de la bande de Gaza par Israël.

 

            Comme un écho au discours du président américain, le message de soutien au peuple irakien survient cinq ans jour pour jour après les premiers bombardements dans le ciel de Bagdad. Georges Bush a dressé, mercredi 19 mars, le bilan désastreux de cinq années de conflit. Les Etats-Unis ont investit 406 milliards de dollars dans cette guerre qui leur a rapporté la perte de près de 4 000 GI ainsi que 30 000 soldats blessés. Du coté irakien, les conflits armés et les attaques terroristes ont causé la mort de plus de 1,2 millions de personnes. Saddam Hussein, accusé de crime contre l’Humanité, n’était responsable que de 250 000 morts durant les vingt années qu’il est resté au pouvoir.

 

            La guerre en Irak a largement contribué à décrédibiliser les Etat-Unis face à l’ensemble de la communauté internationale. Justifiée par la lutte contre le terrorisme, l’offensive américaine est perçue désormais comme une erreur et la question du désengagement des 158 000 soldats encore positionnés en Irak divise la classe politique américaine. Pour le candidat à la primaire démocrate, Barack Obama, « le seul moyen d’être sûr qu’Al Qaida ne l’emportera pas sur le long terme est d’entamer un redéploiement ». Sa rivale, Hilary Clinton promet « un plan de rapatriement [des] troupes qui débutera dans les 60 jours » suivants son élection. Seul le candidat républicain, John McCain, envisage d’intensifier l’effort de guerre. Le vétéran de la guerre du VietNam refuse un nouvel enlisement des gendarmes du monde. Mais n’est-il pas déjà trop tard ?



Source photo : société SITE

par Romain publié dans : International communauté : Apprentis journalistes
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Mardi 18 mars 2008

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          Le calme est revenu, mardi 18 mars, à Lhassa, la capitale du Tibet. Mais ce n’est qu’une apparence. La présence de chars chinois stationnés au milieu des rues témoigne des violences perpétrées contre la population tibétaine. La ville est désormais en état de siège. Dans tous les quartiers la loi martiale et le couvre feu sont rigoureusement appliqués par la police, les paramilitaires de la Police armée populaire (PAP) et « l’armée populaire de libération ».

 

Mais libération pour qui ? Vendredi 14, des manifestants, menés par des moines bouddhistes, protestaient contre l’oppression chinoise. Le saccage du marché de Trompsikhang et des commerces chinois han, l’ethnie majoritaire en Chine, a contribué à mettre le feu aux poudres sur le toit du monde. A l’instar du pays voisin, la Birmanie, les forces de l’ordre n’ont pas hésité à ouvrir le feu sur les manifestants. Le gouvernement tibétain en exil en Inde a dénoncé la mort d’une centaine de manifestants, alors que Pékin n’en déplore qu’une dizaine.

 

Il semble que le gouvernement communiste dicte sa volonté d’une main de fer. La région a été fermée aux touristes. Tous les médias ont été expulsés à l’exception de la télévision officielle chinoise, qui diffuse sur toutes les chaînes des images de la répression, participant encore un peu plus à cette terrifiante démonstration de force. « Ces troubles ont été fomentées et organisées par la clique du dalaï-lama  dans le but de saboter les Jeux olympiques de Pékin », selon le chef d’Etat chinois, Hu Jintao, réélu samedi dernier. A seulement cinq mois de la grande compétition internationale qui doit se dérouler à Pékin du 8 au 24 août, le gouvernement communiste redoute « toutes formes de séparatisme ».

 
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La Chine, qui avait montré ces derniers temps en créant son premier ministère de l’environnement bute toujours sur la question des droits de l’homme. Le Dalaï-Lama, chef spirituel Tibétain, en exil en Inde depuis 1949, justifient les manifestations par « un profond ressentiment » des Tibétains à l’égard du pouvoir chinois. Il appelle toutefois la Chine à cesser ses représailles et laisse planer le doute sur une éventuelle démission dans les jours à venir. Il redoute également que le conflit ne s’envenime entre le Tibet et Pékin, répétant l’épisode de vendredi dernier, le plus sanglant depuis les répressions de 1989.

 

La communauté internationale appelle, quant à elle, au calme. Le secrétaire général des Nations unies, Ban Ki-moon, "exhorte" Pékin à la "retenue" tout en appelant "toutes les parties à éviter de nouvelles confrontations". Ce message s’adresse essentiellement aux communautés tibétaines des pays limitrophes qui accourent vers la Chine intensifier le poids des revendications. Mais ce sont surtout les ONG de protection des droits de l’Homme qui encouragent à entreprendre des actions pour sanctionner le régime de Pékin. Human Rights Watch et RSF encouragent un boycott politique des Jeux, conscients qu’il est utopique de demander aux athlètes de ne pas se rendre à Pékin à 5 mois des premières épreuves. « Comme tous les chefs d'Etat et de gouvernement, Nicolas Sarkozy, devrait boycotter la cérémonie d'ouverture  pour envoyer un signal fort », estime Robert Ménard, président de RSF.

 

L’instance organisatrice des Jeux Olympiques souhaite que les athlètes arborent des badges de soutien Tibet. "Cela aurait un impact considérable", estime le sénateur Français, Robert Badinter. L’objectif désormais n’est pas de boycotter les JO de Pékin, mais de mettre à l’index le régime chinois pour l’encourager à prendre des mesures allant vers plus de respect pour les droits de l’Homme.

Source photo : le nouvel observateur

par Romain publié dans : International communauté : Apprentis journalistes
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Dimanche 24 février 2008

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          Après l’indépendance du Kosovo en début de semaine, un nouvel évènement vient tourner une page du XXème siècle. Le dirigeant cubain, Fidel Castro, a annoncé mardi 19 février qu’il renonçait à la présidence, après quarante-neuf années au pouvoir. « Je vous informe que je n'aspirerai ni n'accepterai, je répète, que je n'aspirerai ni n'accepterai la charge de président du Conseil d'Etat et de commandant en chef », a-t-il écrit dans une annonce publiée par le quotidien officiel du régime, Granma. Cette déclaration met fin à plus d’un an d’incertitude gouvernementale. Au pouvoir depuis la révolution castriste de 1958-1959 qui l’avait amenée à destituer le président de l’époque, Fulgencio Batista, Fidel Castro avait dû déléguer ses pouvoirs à son frère, Raul, suite à une attaque cardiaque qui avait nécessité une intervention chirurgicale et une longue période de repos.

 

           C’est d’ailleurs le frère du Lider Maximo qui a été désigné sans grande surprise pour lui succéder à la tête de l’Etat. C’est ce qu’a décidé, dimanche 24 février, le Parlement fraîchement élu, réuni pour désigner un nouveau dirigeant ainsi que les membres du Conseil d’Etat, plus haute instance du pouvoir exécutif du régime communiste cubain. Agé de 76 ans, l’ancien ministre des armées est le mieux à même de reprendre les rênes de l’Etat selon Fidel. Celui-ci s’est déjà affirmé comme un réformateur, capable de donner un nouveau visage à la révolution cubaine. "Je profite de l'occasion pour exprimer à nouveau notre disposition à résoudre autour d'une table de négociations le différend prolongé entre les Etats-Unis et Cuba, sur des principes d'égalité, de réciprocité, de non-ingérence et de respect mutuel", avait-il déclaré.

 

          La déclaration du grand dirigeant cubain a été favorablement accueillie dans les pays occidentaux. Paris espère que le départ de Fidel « ouvrira la voix à plus de démocratie dans le pays ». Les Américains quant à eux sont soulagés de voir le chef d’un Etat qui leur tient tête depuis près de cinquante ans abandonner le pouvoir. Certains élus demandent même la levée de l’embargo imposé à l’île depuis l’échec du débarquement américain dans la baie des cochons et la crise des missiles de 1962. Le candidat à la primaire démocrate, Barack Obama, a par ailleurs affirmé sa volonté toute particulière de relancer le dialogue avec Cuba si il était élu.

 

          Sur l’île, les réactions sont mitigées. Même si tous les insulaires et les cubains immigrés s’accordent sur le fait qu’une période relativement sombre de l’Histoire de Cuba se tourne, tout le monde redoute un « effet Poutine ».  Hugo Chavez, président vénézuélien et grand ami de Fidel Castro s’est exclamé « Quelle renonciation ? Fidel n’a renoncé à rien. » Le président de la Commission cubaine pour les droits de l’Homme et la réconciliation nationale (non reconnue par l’Etat), Elizardo Sanchez, explique que Fidel Castro « a renoncé à cinq ans supplémentaires de pouvoir formel, mais n’a pas perdu la main. » En demeurant à la tête du Parti communiste cubain, Fidel Castro reste en effet, selon la Constitution, au dessus de l’Etat et de la société.


Photo : Le nouveau président cubain, Raul Castro (à gauche), 76 ans à coté de son frère aîné, Fidel Castro, 81 ans.

par Romain publié dans : International
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