
C’est un fait, George W. Bush ne marque pas l’histoire par son pacifisme.
Son mandat qui touche à sa fin dans 22 jours s’achève toutefois sur une note positive. Les Etats-Unis ont annoncé samedi 11 octobre qu’ils retiraient la Corée du Nord de la « liste
noire » recensant les pays soupçonnés de soutenir le terrorisme. Grâce au forcing du négociateur américain, Christopher Hill, ce compromis sauve in extremis le processus de dénucléarisation
interrompu par Pyongyang depuis août dernier.
Pour la Corée, le retrait de la liste noire s’accompagne de la levée des sanctions commerciales et lui donne accès aux mécanismes de
financement internationaux. Le régime nord coréen peut désormais transférer l’argent dans toutes les banques internationales. Le pays était inscrit sur la liste noire depuis janvier 1988, à la
suite de l’explosion en plein vol d’un avion sud coréen.
A cette « contrepartie politique » s’ajoute des « mesures de vérification du désarmement nucléaire » souhaitées par Pyongyang. Les Etats-Unis ne peuvent plus fouiller où et quand ils veulent. L’accès aux
sites non déclarés se fait désormais dans un « consentement mutuel ». En échange, les Nord-Coréens acceptent que des échantillons soient
extraits du pays.
Dans sa politique de rapprochement avec son voisin, la Corée du Sud a salué la nouvelle. Le Japon, hostile au gouvernement de Kim
Jong-Il juge « regrettable » la décision de l’administration Bush. Aux Etats-Unis, démocrates et républicains sont partagés. Alors que
Barack Obama qualifie l’accord de « modeste pas », le républicains célébre l’évènement avec beaucoup d’enthousiasme. Une manière de redorer
le blason du camp des éléphants, marqué par huit ans de guerre.
Source photo : Libération
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