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Jeudi 2 octobre 2008

Le résultat est tombé sans surprise : Gérard Larcher est le nouveau président du Sénat. Elu mercredi 2 octobre à la majorité relative, il a su évincer ses rivaux pour s’affirmer comme candidat officiel de l’UMP et, de façon plus large, de toute la droite. Sa victoire en primaire sur l’ancien Premier ministre, Jean-Pierre Raffarin, le retrait à la dernière minute de l’UMP Alain Lambert, sénateur de l’Orme et ancien ministre des Finances qui s’était présenté en indépendant et l’absence de candidat centriste ont laissé le socialiste, Jean-Pierre Bel, seul en lice face au favori de cette élection. Pas difficile dès lors d’imaginer l’issue du vote dans une chambre acquise de réputation à la majorité : 173 voix contre 134 pour le héraut de la droite.

           A 59 ans, rien ne semble arrêter M. Larcher dans sa carrière politique. Maire de Rambouillet depuis 1983 il a successivement occupé les postes de sénateur des Yvelines et de ministre du Travail dans les gouvernements Raffarin et Villepin avant d’adopter le titre honorifique de « deuxième homme de France ». Il aura pour tâches principales pendant trois ans de diriger et représenter le Sénat auprès des autres institutions. En cas de décès, de démission ou d’empêchement du président, il assure la continuité de la République pendant 50jour, le temps d’organiser de nouvelles élections. Le cas c'est produit deux fois durant la Ve République : lors de la démission du général de Gaulle (1969) et à la mort de Georges Pompidou (1974). Dans les deux cas, l'intérim a été assuré par Alain Poher. Il désigne enfin nombre de membres de conseils et d’autorités dont trois des neufs membres du Conseil constitutionnel.

           Les nouveaux pouvoirs de Gérard Larcher ont toutefois subi une perte d’autorité. Il devra d’abord répondre aux critiques faites sur le train de vie fastueux du Sénat, suite au scandale de l’appartement de 200m² détenu par Christian Poncelet, son prédécesseur. Le renouvellement du tiers du Sénat a aussi redéfini le rapport de force dans l’hémicycle. Fort d’avoir gagné vingt et un sièges, le PS et les communistes ont réclamé l’attribution de deux postes de vice-président pour le PS et d’un poste de vice-président pour les communistes. Ces postes devraient être élus le 7 octobre. Le Sénat ne fait donc plus figure de bastion de la droite et la perspective d’un basculement à gauche lors du prochain renouvellement en 2011 n’est d’ores et déjà plus à exclure.

Source photo : le Monde

par Romain publié dans : Politique communauté : Politique française
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Mardi 15 avril 2008

            Dans son souci de protéger la santé du grand public, la loi interdisant de fumer dans les lieux publics, entrée en vigueur le 1er janvier 2008 dans les cafés et discothèques risque fort de faire sa première victime. Abdelkader El-Ahmer a entamé lundi 14 avril une grève de la soif pour faire entendre ses revendications. Depuis le mois de janvier, ce gérant d’un bar à chicha dans le14ème arrondissement demande aux autorités de reconnaître le statut d’association à son établissement, seul moyen pour détourner la loi. En vain !

 

            Depuis 58 jours, le rebelle poursuit une grève de la faim. Il a déjà perdu 18 kilos mais se refuse à renoncer. « Je n’arrêterai pas ma grève de la faim et de la soif tant que Nicolas Sarkozy ne m’aura pas reçu. », annonce-t-il, déterminé. Il espère rouvrir son commerce qui a connu une perte de 70% de sa clientèle en trois mois. L’injustice règne lorsqu’on repense aux deux reportages diffusés au JT de TF1 en janvier dernier. Le premier montrait un café transformé en club privé sans aucun problème. Le second présentait un bar isolé sur une île au large de la Bretagne, où insulaires et autorités fumaient en toute quiétude devant les caméras sans se soucier de quelque sanction.

 
Encore une belle preuve d’égalité entre bars des villes et bars des champs !

Source photo : France Soir

par Romain publié dans : Politique communauté : Politique française
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Mercredi 2 avril 2008



 


            Nicolas Sarkozy a lancé la polémique  en annonçant le week-end dernier, lors de sa visite officielle en Angleterre, qu'il comptait renforcer la présence militaire française en Afghanistan. Cette décision a provoqué l'indignation dans les rangs de l'opposition, qui a déposé la première motion de censure à l'encontre du gouvernement. Elle lui reproche de ne pas avoir fait voter cette mesure qui constitue un véritable tournant historique de la stratégie française. « Les droits actuels des parlementaires sont bafoués, on dévolue l'Assemblée, on l'humilie » a invectivé Jean-Marc Ayrault, patron des députés PS. Il condamne également « un alignement sans contrepartie, sans garantie sur la politique américaine. » Le PS a pourtant peu d'espoir de voir aboutir cette motion de censure, qui sera discuté le 8 avril, les députés UMP détenant la majorité absolue à l'Assemblée nationale.

 

             800 hommes supplémentaires devraient donc rejoindre dès cet été les 1 700 soldats français déjà positionnés dans l'est du pays. Leur objectif principal est de prendre le commandement de la région centre de l'Afghanistan, où se situe Kaboul, la capitale et assurer la sécurité de la population face aux nouvelles menaces des talibans.  Paris a toutefois émis 3 conditions à un redéploiement de la force française en Afghanistan. L'aide publique versée à Kaboul par l'OTAN doit être revue à la  hausse, un calendrier de prise en charge progressive du terrain par l'armée afghane doit être mis en place et tous les acteurs du conflit doivent s'engager à accroître leurs efforts. Cette décision, désapprouvées par 68% des français, est estimée entre 150 et 200 millions d'euros par an selon le ministre de la Défense, Hervé Morin.


             En apportant un soutien à l'armée américaine, Paris, espère s'attirer les bonnes grâces du président américain, George W Bush, en vue de réintégrer la France au sein de l'OTAN. L'hexagone retrouverait ainsi une importance de premier ordre dans la sécurité européenne et mondiale dans le cadre de la coopération internationale et s'octroierait par ailleurs une place prédominante dans la Politique Européenne de Sécurité et de Défense (PESD). Bien que la plupart des membres du gouvernement sont favorable à un rapprochement avec l'OTAN, la gauche et le centre sont sceptiques des bienfaits d'une telle union. François Bayrou déplore la perte d'autonomie de la France en matière de stratégie internationale. « Nous pouvons dire tout haut [aux Etats-Unis] ce que beaucoup de nos alliés pensent tout bas », a déclaré Guy Tessier, le président (UMP) de la commission de la Défense de l'Assemblée Nationale. En réintégrant l'Alliance atlantique, la France risquerait de perdre son indépendance stratégique, qui constitue une composante de l'exception française.



Source photo : le JDD

par Romain publié dans : Politique communauté : Politique française
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Lundi 10 mars 2008

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Bertrand Delanoë (à gch.) devance sa rivale UMP, Françoise de Panafieu de 41,9% contre 27,7% dans la course à la mairie de Paris.


           Après dix mois au pouvoir, Nicolas Sarkozy rencontre ses premières difficultés électorales. Une fois de plus, la gauche et la droite se sont affrontées, dimanche 9 mars, lors des élections municipales, dans une lutte pour la conquête des 36 686 communes françaises. Le scrutin s’est révélé surprenant à bien des égards. Avec un taux de participation de 70,5% - contre 67% en 2001- les partis de gauche ont effectués une forte poussée, s’emparant des bastions UMP tels que Rouen,
Laval, Alençon et Rodez. L’extrême gauche –dont la LCR – à fait renaître le communisme municipal que l’on croyait disparu dans certaines moyennes villes comme Clermont-Ferrand, Foix ou Quimperlé.

 

           La vague rose qu’annonçaient tous les sondages n’a toutefois pas été si dévastatrice que prévue. Selon un sondage Ipsos, seul 24% des électeurs ont voté pour sanctionner le gouvernement et Nicolas Sarkozy. Dans la plupart des villes, c’est donc la situation locale et le bilan de l’équipe municipale sortante qui ont prévalu. A Paris, le maire sortant, Bertrand Delanoë (PS) sort largement vainqueur de ce premier tour avec 41,9% des suffrages face à 27,7% des votes exprimés en faveur de sa rival UMP, Françoise de Panafieu.

 

          Le gouvernement estime pour l’heure que le parti a « sauver les meubles ». Plusieurs membres du gouvernement ont en effet été réélus dans leur commune dès le premier tour de l’élection. Alain Juppé a pris sa revanche sur les législatives de juin. Eric Woerth, Eric Besson, Xavier Bertrand, Michèle Alliot-Marie, Laurent Wauquier, André Santini et François Fillon ont également sauvé leur tête. Il ne reste plus qu’à Rachida Dati de faire ses preuves dans le VIIème arrondissement ainsi que Xavier Darcos, mis en ballottage à Périgueux face au socialiste, Michel Moyrand.

 

            Les deux camps se préparent d'ores et déjà au second tour qui aura lieu dimanche 16 mars. Les têtes de listes se tournent vers les leaders MoDem qui vont jouer dès maintenant un rôle d’arbitre lors du second tour de l’élection. Chacun espère le rallier à sa couleur pour obtenir un report de voix capable de faire pencher la balance. Malgré les fanfaronnades socialistes, on ne peut tout de même pas parler de « sanction » contre la politique de Nicolas Sarkozy et contre l’UMP. « Souvenez vous des législatives de juin 2007, le premier tour avait été très favorable à la droite, mais finalement, la gauche avait récupéré des points au second tour », nous rappelle Federico Vacas, Directeur d’études chez Ipsos.

 

             Rien n’est donc joué à ce stade de l’élection. Rendez-vous dimanche prochain devant les urnes…

Source photo : radiofrance

par Romain publié dans : Politique communauté : Media - Actualité générale
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Vendredi 28 septembre 2007

                                      

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           L’ancien ministre des Finances de Lionel Jospin, Dominique Strauss-Kahn a été nommé directeur général du Fonds Monétaire International (FMI), vendredi 28 septembre. A 58 ans, l’ancien candidat socialiste, en retrait de la scène politique depuis la primaire, succède à l’Espagnol Rodrigo Rato à la tête de l’organe des Nations Unies. Soutenu par l'Europe et les Etats-Unis, il se présentait contre l'ex-premier ministre tchèque Josef Tosovsky, présenté par la Russie.

 "Je suis déterminé à engager sans tarder les réformes dont le FMI a besoin pour mettre la stabilité financière au service des peuples en favorisant la croissance et l’emploi", a-t-il déclaré. Il s’installera à Washington et entrera en fonction à partir du 1er novembre prochain. Son mandat doit durer cinq ans.

 

Crée en 1944, le FMI a pour but d’assurer la stabilité des changes et de développer la coopération internationale sur le plan monétaire. Composé de 152 Etats, il met des fonds à disposition des Etats dont la balance des paiements est déficitaire.

 

 

          

Source photo : Le Figaro
par Romain publié dans : Politique
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