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Mercredi 1 octobre 2008


« Cette famille c’est la votre. »
           A peine a-t-on lu l’affiche qu’on est déjà plongé dans l’ambiance. Le premier jour du reste de ta vie suit l’évolution sur une douzaine d’années d’une famille de cinq personnes, Marie-Jeanne et Robert Duval et leurs trois enfants : Albert, Raphaël et Fleur. Leur histoire nous est présentée à travers cinq jours décisifs, « cinq jours plus importants que d'autres où plus rien ne sera jamais pareil le lendemain. »

           Pour le second film de sa carrière (après Ma vie en l’air), Rémi Bezançon, qui s'est inspiré d'une phrase d'American Beauty pour le titre de son film, nous livre à nouveau une histoire poétique et si réaliste, réussissant à nouveau le pari de tourner un film commercial sans tomber dans les stéréotypes. Débordant de crédibilité, les acteurs nous invitent à partager leurs peines, leurs, joies, leurs doutes, tous ces éléments qui constituent le quotidien d’une famille ordinaire. Les scènes de vie sont tournées avec tellement d’authenticité et de simplicité que chacun est susceptible d’y reconnaître sa propre histoire. En multipliant les plans serrés autour de comédiens encore peu connus du cinéma français, le réalisateur mise sur l’intimité qui se crée entre le spectateur et cette famille. Et ça fonctionne ! Jouant sur tous les registres des émotions, il entraine le public des rires aux larmes en une fraction de seconde.

           Plan large pour l’ainé qui prend son envole, caméra embarquée pour l’adolescente écorchée vive, fond flou pour la mère perdu face à la crise de la cinquantaine…à chaque caractère correspond une technique de tournage. "L'idée de filmer cinq jours décisifs dans la vie de chacun s'est imposée dès l'écriture du scénario. Même au sein de la famille la plus unie cohabitent toujours des êtres très différents les uns des autres (...) Plutôt qu'un film choral, j'ai eu envie d'un film avec cinq personnages principaux car ce qui m'intéresse c'est de voir comment dans une famille les uns déterminent les autres. Et puis ça m'a permis de jouer avec de longues ellipses de temps. J'aime l'idée de laisser le spectateur imaginer ce qui a bien pu se passer entre ces ellipses.", explique Rémi Bezançon.

           Jouant parfois sur les lieux communs sans jamais tomber dans la caricature, Le premier jour du reste de ta vie n’en demeure pas moins un film agréable à regarder dont se dégage une certaine gaieté mélancolique en sortant de la projection.  Un film simple et beau comme la vie.



Source image : allocine.fr
par Romain publié dans : Cinéma communauté : Cinéma
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Mardi 1 juillet 2008

            Ben Campbell est un petit génie des Maths et un élève très doué du MIT (Institut de Technologie du Massachusetts). Alors qu’il cherche le moyen de financer ses études de médecine à Harvard, un groupe d’étudiants surdoués le repère et lui propose de s’associer à eux. Entraînés par Micky Rosa, un professeur de Mathématiques charismatique, la petite équipe rafle des millions  chaque week end aux tables de black jack des casinos de Las Vegas. Ben se laisse entrainer dans cette entreprise de haut vol où il est rapidement dépassé par le pouvoir de l’argent et du luxe. Mais quand l’agent de sécurité, Cole Williams l’arrête il se rend compte, trop tard, des limites à ne pas dépasser.

            Adapté d’un best seller de
Ben Mezrich, Bringing Down the House : The Inside Story of Six MIT Students Who Took Vegas for MillionsLas Vegas 21 retrace l’histoire vraie d’un groupe d’étudiants surdoués qui comptaient les cartes au black jack et mettaient les casinos à sec. Un scénario original et haletant…qui aurait pu être mieux monté. Robert Luketic semble faire défiler l’histoire comme elle vient. Pas de surprise dans le scénario et certains passages inutiles viennent rallonger le film pour le spectateur qui connaît d’avance le dénouement.

            Heureusement, Las Vegas 21 se rattrape du coté de la mise en scène. Le contraste entre la vie d’étudiant dans un Boston hivernal et gris, et les strass et paillettes d’un Las Vegas flamboyant et coloré donnent du rythme au film. « J'aime beaucoup la façon dont le film juxtapose leur vie d'étudiants à Boston, où ils apparaissent comme des types un peu ringards avec des stylos et des calculatrices plein les poches, et celle qu'ils mènent à Las Vegas, la ville du jeu, du spectacle et de la démesure. », explique
Kevin Spacey, producteur et acteur.

            Les nombreux ralentis dont abuse le réalisateur donnent le vertige au spectateur, aussi déboussolé que les différents protagonistes.   Pour l'équipe de tournage, il était important de filmer un maximum de scènes du film dans de vrais casinos. Le producteur
Dana Brunetti commente : « Au début, nous avions un peu peur que les casinos ne nous autorisent pas à tourner chez eux un film qui montre comment ils ont été battus par des compteurs de cartes ! En fait, ils ont adoré l'histoire parce qu'elle donne aux gens le sentiment qu'ils peuvent déjouer le hasard et gagner facilement au blackjack. Cela les pousse à venir aux tables de jeu ! Pour les casinos, c'est finalement une très bonne publicité ! »

            Las Vegas 21
permet enfin d’apprécier les talents d’un « inconnu » qui entre dans la cour des grands. Jim Sturgess perce enfin au grand écran depuis Deux sœurs pour un roi (2008). Comme Ben dans le film, il est encadré par des professionnels qui n’ont plus besoin de faire leur preuves : Kate Bosworth (Blue Crush en 2003), Kevin Spacey (Seven en 1996, American Beauty en 2000) et Laurence Fishburne (Morpheus dans la trilogie Matrix).

            Las Vegas 21 demeurent un bon divertissement. On sort du cinéma avec plein d’étoiles dans les yeux. Seul regret : ne pas être assez doué en Maths pour imiter ces pros des tapis verts.

 


Source image : allocine.fr

Retrouvez une autre critique du film Las Vegas 21 sur le blog Ciné7et
.
par Romain publié dans : Cinéma communauté : Cinéma
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Lundi 16 juin 2008

            Un phénomène meurtrier inexplicable, un couple qui tente de survivre, c’est tout ce qu’il faut à M. Night Shyamalan pour nous faire frissonner pendant 1h30. Avec Phénomènes, l’acteur et réalisateur indien a su rebondir après les échecs du Village (2004) et de la Jeune fille de l’eau (2006) pour nous livrer un thriller angoissant digne du film qui l’a révélé au grand public en 2000, 6ème sens.

            Confronté à une toxine répandue dans l’air et qui pousse les humains à se donner la mort dans d’atroces circonstances, Elliott Moore, un professeur de biologie, sa femme Alma et la fille de leur ami, Jess tentent d’échapper au massacre en fuyant à la campagne. Mais quand ils comprennent l’origine du mystérieux phénomène qui s’abat sur le Nord-est des Etats-Unis, il est trop tard pour lutter et la seule solution qu’il leur reste est de survivre.

            Dès les premières minutes du film M Night Shyalaman nous plonge dans l’ambiance par le suicide programmé de centaines de New Yorkais. Et il ne compte pas en resté là. Dans un rythme forcené, Phénomènes nous emène jusqu'au paroxisme de l'angoisse. Une toile déchiré, une fausse plante et c’est la panique dans la salle obscure...

            Teinté d’un message écologique, M. Night Shyalaman amène le spectateur à réfléchir sur la place de l’homme dans son écosystème. Pour le réalisateur, « nos craintes renseignent tellement sur notre condition et notre place au sein de la société ». On retrouve également dans Phénomènes la patte de son créateur qui mêle toujours un peu d’ésotérisme dans ces histoires, contribuant ainsi à renforcer le mystère autour du phénomène.

            Rompant avec ses rôles de mauvais garçon violent, Mark Wahlberg (Braquage à l’italienne en 2003, Les infiltrés en 2006, La nuit nous appartient en 2007) interprète très justement un scientifique pondéré et rationnel. Il porte le film par son charisme et sa capacité à analyser la situation. « J’ai du beaucoup travailler pour devenir cet homme innocent qui positive tout. Ce fut le rôle le plus difficile et le plus passionnant de ma carrière », a affirmé l’acteur avec une certaine fierté.


Source image : allocine.fr
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Lundi 2 juin 2008

           Les fans peuvent se réjouir : Sex and the City débarque enfin sur grand écran. Quatre ans après la fin de la série télé culte, les 4 célibataires New Yorkaises les plus connues au monde reviennent à l'écran pour apporter une agréable conclusion et répondre aux questions laissées en suspend à la fin de la dernière saison.

           Une grande majorité des acteurs phares de la série ont accepté de reprendre leur rôle pour les besoins du film. Malgré quelques réticences, Sarah Jessica Parker endosse à nouveau le profil de l'héroïne principale, Carrie Bradshaw, l'élégante journaliste de mode et anthropologue du sexe. Pour l'aider à préparer son mariage avec Mr Big (Chris Noth) et la soutenir dans les coups durs, Carrie peut compter sur le soutien de Samantha l'insatiable croqueuse d'hommes (Kim Cattrall), Miranda l'avocate pragmatique (Cynthia Nixon) et Charlotte la bourgeoise naïve (Kristin Davis).
    
            Loin d'une comédie romantique traditionnelle et un peu fleur bleue, Sex and the City – Le film reste fidèle à l'esprit de la série et aborde les thèmes de l'amour et du sexe de façon adulte et sans détour. Verve crue et intentions bien marquées sont au programme. Sans jamais tomber dans le vulgaire, les quatre célibataires offrent à tous les hommes ce qu'ils ont toujours voulu savoir : comment les femmes parlent-elles de sexe entre elles ? Comme un langage universel, le film plait aux fans en multipliant les clins d'œil à la série ainsi qu'aux profanes qui entrent facilement dans l'histoire.



           La mode, omniprésente dans le film, est aussi une marque de fabrique de Sex and the City. Elle contribue à donner au film sa touche de glamour et de paillettes. Dior, Chanel, Louis Vuitton, Dolce&Gabbana, mais aussi Séphora, Mercedes et Starbuck Coffee... Au total, c'est plus de 150 marques, essentiellement de luxe, qui s'étalent au générique de fin, constituant une liste plus longue que celle des acteurs. Habillant les comédiens et surtout les comédiennes de pieds en cape, les griffes s'offrent une véritable vitrine et contribuent à la promotion du film. Dès le premier soir, mercredi 28 mai, Sex and the City – Le film se situait en tête du box office avec plus de 140 000 entrées, loin devant Française de Hafsia Herzi qui affichait le triste score de 5 528 places.


           Le succès annoncé du film fait écho à celui de la cultissime série. Pour le réalisateur, Michael Patrick King, la réussite de la série réside dans son thème, très novateur. Diffusée à partir du 31 mai 1998 sur la chaîne HBO, Sex and the City est la première série qui montre le coté glamour et féminin de New York. Pour la première fois, un feuilleton met à l'honneur des femmes célibataires décomplexées qui s'assument dans une société où le couple demeure le modèle de référence.

           Rien n'était pourtant joué au départ. La série est l'adaptation d'un ensemble de chroniques de Candace Bushnell parues dans le New York Observer, et compulsées dans un recueil intitulé…Sex and the City. Bien reçue par le public dès son apparition à la télévision, la série a connu un succès intense et immédiat, et reçu 8 Golden Globes. Les actrices ont d'ailleurs surfé sur la vague pour occuper le devant de la scène et assurer l'après Sex and the City. Exposée dans de nombreux magazines féminins, Sarah Jessica Parker est devenue l'égérie de la mode à NY et un modèle pour de nombreuses jeunes femmes venues chercher dans la grosse pomme « les deux A : Amours et Argent. »


 


Source photos : www.allocine.fr

 

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Lundi 26 mai 2008

           Après 15 jours de suspens et de compétition, le verdict est enfin tombé. Le jury du 61ème Festival de Cannes a remis, dimanche 24 mai, la palme d’or au film de Laurent Cantet, Entre les murs. Une belle surprise pour le cinéma français qui n’avait pas remporter cette haute distinction depuis Sous le soleil de Satan de Maurice Pialat en 1987. Adapté du roman de François Bégaudau, co-scénariste et acteur jouant son propre rôle, le film fait le récit d’une année scolaire vue à travers les cours de Français d’une classe de 4ème dans un collège parisien. Entre fiction et documentaire, l’authenticité de Entre les murs est loin des stéréotypes du Plus beau métier du monde. « Le film devait ressembler à la société tout entière, il devait être multiple, foisonnant, complexe,… », a expliquer Laurent Cantet lors de la remise du prix.


           C’est sans doute cet esprit qui a conquis le jury et surtout son président, l’acteur et réalisateur américain, Sean Penn. Celui-ci avait affiché la couleur dès la cérémonie d’ouverture du Festival en déclarant qu’il « faudra que le réalisateur ou la réalisatrice [du film lauréat] se soit révélé très conscient du monde qui l’entoure ».Voir le monde tel qu’il est, c’est d’ailleurs le point commun à la plupart des films récompensés. Le prix du scénario, le prix d’interprétation féminine et le Grand Prix évoquent la dissolution des liens sociaux dans les grandes villes – Liges, Sao Paulo, Naples – rongés par le crime et la pauvreté. En attribuant à Clint Eastwood le prix du 61ème Festival pour son film L’échange, le jury a récompensé un film qui sera certainement un succès mais qui s’éloigne trop de la vision du cinéma qu’a retenue cette année le jury. Accorder enfin la palme d’or à un film traitant des problèmes de l’école à une période où l’enseignement national est malmené est un geste fort et engagé…un geste tel qu’on pouvait attendre de Sean Penn

 

Palmarès des films en compétition

 

Palme d’or : Entre les murs de Laurent Cantet (France)

 

Prix d’interprétation féminine : Sandra Corveloni dans Linha de Passe de Walter Salles et Daniela Thomas (Brésil)

 

Prix d’interpréation masculine : Benicio Del Toro dans Che de Steven Spielberg (Etats-Unis)

 

Prix du 61ème Festival :

- Catherine Deneuve, actrice dans Un conte de Noël d’Arnaud Desplechin (France)

- Clint Eastwood, réalisateur de L'échange (Etats-Unis)

 

Prix de la mise en scène : Les Trois Singes de Nuri Bilge Ceylan (Turquie)

 

Prix du scénario : Le silence de Lorna de Jean-Pierre et Luc Dardenne (Belgique)

 

Prix du jury : Il Divo de Paolo Sorrentino (Italie)

 

Caméra d’or : Hunger de Steve McQueen (Royaume-Uni)

 

Palme d’or du court métrage : Megatron de Marian Crisan (Roumanie)

 

Source photo : 20 Minutes

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Jeudi 22 mai 2008


           On prend le même et on recommence. Harrison Ford revêt une fois de plus la panoplie du célèbre archéologue et aventurier, Indiana Jones. 

            Dix neuf ans après le dernière opus, Indiana Jones et la dernière croisade (1989), et bien après
Les Aventuriers de l'Arche perdue (1981) et Indiana Jones et le Temple maudit (1984), Indiana Jones ne semble avoir rien perdu de son caractère. Toujours flanqué de son fouet et de son feutre beige, et malgré des cheveux poivre et sel, le Dr Jones garde l’œil vif et le direct toujours aussi rude contre qui se mettrait entre lui et le trésor convoité. Celui-ci est d’ailleurs de taille. L’aventurier se relance sur les traces d’un rêve depuis longtemps abandonné, la cité d’or d’El Dorado où il doit trouver un crâne de cristal, une relique mythique aux pouvoirs surprenants.  Durant sa quête, il fait la connaissance de son fils, Mutt Williams, brillamment interprété par Shia LaBeouf. Celui-ci se relève d’ailleurs d’une aide cruciale contre le commando soviétique lancé à leur poursuite et commandé par l’implacable Irina Spalko (Cate Blanchett).

            En s’attaquant à la légende du crâne de cristal, Georges Lucas le producteur et Steven Spielberg le réalisateur ont réalisé un pari difficile : donné à un phénomène surnaturel une dimension historique. Historiens et fans de Sciences Fiction se disputent la découverte des crânes de cristal disséminés dans le monde. Ces objets attribués aux civilisations sud américaines précolombiennes et dont la fabrication demeurent encore inexpliquée apporteraient la connaissance universelle à qui les détiendrait. Rien que ça ! Rien d’étonnant donc à voir l’aventurier courir après les reliques des petits hommes verts. Il est loin le temps où il fallait échapper à une tribu d’indigènes fanatiques. Cela fait perdre un peu de crédit à l’aventurier…d’autant plus qu’on apprend que le professeur d’archéologie est également un espion ! Bref, le mythe de l’aventurier tombe un peu dans ce volet, long à mettre en place.

            L’intérêt du film ne vient pas des cascades, prévisibles mais des exploits de Harrison Ford. Agés de 65 ans, l’acteur s’est soumis à un entraînement intensif pour pouvoir effectuer la plupart des cascades. Ravi de ce nouveau film, ce monstre du cinéma américain parle déjà d’un cinquième volet. Cette rumeur a d’ailleurs été implicitement confirmée par le Georges Lucas et Steven Spielberg qui qualifie Le crâne de cristal comme le premier épisode d’une seconde trilogie. Bénéficiant d’un effet à la Star Wars, l’aventurier a encore de beaux jours devant lui et encore de nombreuses quêtes à accomplir.

Source image : www.allocine.fr

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Jeudi 15 mai 2008
Le festival de Cannes a commencé !

Comment ça vous le savez déjà ?!?
Mais savez-vous comment faire pour assister à la projection du film d’ouverture quand on n’a pas d’invitation?

Marre d’entendre parler des marches, du strass et des paillettes…si c’est pour rester à la porte. Qui n’a jamais rêvé de croquer du pop corn avec Scorsese, Brad Pitt, Alice Taglioni ou encore Jean Dujardin comme voisin de fauteuil ?

Cette vidéo pourrait bien être la première d’une rubrique « bon plan » et grâce aux caméras de 20 Minutes, découvrez comment vous incruster dans une soirée de projection cannoise !


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Lundi 28 avril 2008

           Depuis le meurtre de son frère, Cash n’a qu’une idée en tête : le venger. Pour cela, il doit infiltrer le gang de Maxime, un truand de haut vol. Chose aisée pour ce professionnel de l’arnaque. Mais l’ennemi est vigilant et Cash va devoir imaginer un plan sans faille pour ne pas éveiller les soupçons.

 

           Après l’antihéros qu’il interprète dans 99F, Jean Dujardin campe un parfait Arsène Lupin : gentleman, sûr de lui, romantique mais aussi filou, habile et déterminé. Il n’est cependant pas seul à tirer le film et donne la réplique à une pléiade d’acteur talentueux. Jean Reno endosse le costume de Maxime, truand aux bonnes manières et père de la ravissante Garence interprété par la charmante Alice Taglioni. L’actrice à qui le succès semble sourire (elle est actuellement à l’affiche dans 3 films) donne une touche de glamour au film aux cotés de Valeria Golino dans le rôle de Julia, lieutenant de police aux manières douteuses.

 

           Mélange d’Ocean’s 11 et de Mission Impossible, Eric Besnard a voulu faire de Ca$h un film « sophistiqué et pétillant ». Pour cela, le réalisateur joue beaucoup avec les plans serrés et les travelling pour donner un effet de mouvement. Le split screen (écran divisé en plusieurs images) utilisé pour la description du casse idéal donne également du rythme au film. Les décors luxueux et paradisiaques ont aussi été conçus pour restituer le coté pimpant et orgueilleux du monde des arnaqueurs.

 

           Le scénario, très bien ficelé, souffre parfois de sa complexité. Le spectateur, bon pigeon, se perd facilement entre les jeux d’alliance qui se tissent et se cassent entre les différents personnages. Heureusement que Cash intervient à la fin de l’histoire pour tout expliquer. La vérité éclate alors au grand jour, les zones d’ombres s’éclaircissent et la surprenante mise en scène se dévoile d’un coup.

  

Source image : allocine.fr

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Jeudi 17 avril 2008

L’enfant terrible d’Hollywood est de retour sur la croisette. L’acteur réalisateur américain, Sean Penn, a été désigné pour présider le jury du 61ème festival de Cannes qui se tiendra du 14 au 25 mai. Comme pour Michael Moore, président du festival en 2004, ce choix est loin d’être anodin à l’heure des élections américaines. Connu pour sa confession résolument antirépublicaine, Sean Penn utilise toutes ses compétences pour défendre ses convictions.  Acteur, réalisateur, journaliste, militant, il accumule les casquettes. Détaché du show business hollywoodien, sa nomination sonne comme la promesse d’un festival engagé. Ses actions politiques et son passé carcéral font de cet homme un écorché vif. Il ne manque d’ailleurs aucune occasion pour militer contre la politique de son pays. Tour à tour mauvais garçon, policier et soldat, Sean Penn s’illustre dans de grands films comme Outrages (1990), Sam je suis Sam (2002) ou encore Mystic River (2003) pour lequel il obtient l’Oscar du meilleur acteur. Il y incarne des personnages violents ou déséquilibrés à travers lesquels il dresse une critique acerbe de la politique américaine. Acteur consacré et reconnu, les films que réalise Sean Penn (The Indian Runner, The Pledge, 11’09’01, Into the Wild) attestent également de son engagement. Les organisateurs de la quinzaine cannoise s’attendent d’ores et déjà à un évènement porteur de messages forts de la part du réalisateur qui incarne le cinéma indépendant américain.

Source photo : celebrityshak.com

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Lundi 14 avril 2008

Après Alexandre (2005), César (1936) et Attila le Hun (2001), c’est au tour de Gengis Khan d’être mis à l’honneur dans les salles obscures. Mongol est le premier volet d’une trilogie consacrée à ce grand conquérant qui unifia la Mongolie et qui étendit son empire de la Chine à la mer Caspienne entre le XIIème  et le XIIIème siècle. On découvre dans cet opus la jeunesse de Temudjin, vrai nom du grand Khan. Après avoir vu son père assassiné par une tribu rivale, le jeune Temudjin est contraint de s’exiler pour échapper à une mort certaine. Arrivé à l’âge adulte, il continue d’alterner les périodes de captivité et de fuites avant de devenir le chef militaire tant redouté.

 

Pour mettre sur pied cette gigantesque fresque épique si peu exploitée au cinéma, il ne fallait pas moins que Sergei Bodrov. Avec un budget colossal de 20 millions de dollars le projetant film le plus cher de l’histoire du cinéma russe, le réalisateur a réussi à nous plonger dans la Mongolie du XIIème  siècle où violence rime avec tradition. Il faut toutefois préciser que Bodrov n’est pas à son coup d’essai. Les 1 000 figurants qui font office de guerrier pour la bataille finale avaient déjà été recrutés en 2004 pour le tournage de Nomad (sortie en DVD le 2 avril 2008), un film sur des luttes tribales au Kazakhstan.

 

Désert de Gobi, steppes arides de Mongolie et du Kazakhstan, plaines verdoyantes de Chine occidentale,… Sergei Bodrov traîne ses caméras aux quatre coins de l’Asie pour offrir à chaque scène des paysages époustouflants. Les longs cheminements de Temudjin et de ses pairs dans ces grands espaces font prendre conscience de toute la mesure de la rudesse et de l’immensité de ces contrées. Les costumes d’époque et les chants traditionnels mongols sont autant d’invitation au voyage (dans le temps et dans l’espace) et au dépaysement. On s’y croirait !

 

Le succès de Mongol tient aussi d’une distribution intelligemment pensée. Pas de Collin Farrell bodybuildé et invincible pour interpréter un conquérant implacable, que des talents asiatiques inconnus du cinéma occidental. Gengis Khan est impeccablement interprété par l’acteur japonais, Tadanobu Asano, habitué aux rôles de samouraïs (Zatoïchi en 2003) et de marginaux. Il donne une réalité déconcertante au personnage que tous les pays d’Asie revendiquent comme un héros national. En faisant passer Temudjin pour une victime de son époque, Sergei Bodrov contribue à rompre l’image d’un Gengis Khan cruel et sanguinaire. Il a voulu montrer qu’il pouvait aussi être un héros juste et sage. Khulan Chuluun joue le rôle de Borte, la femme fidèle et courageuse de Temudjin, qui n’hésite pas à traverser tout le continent pour sortir son homme d’une geôle chinoise. Elle se révèle aussi une brillante conseillère contre Jamukha, frère de sang et pourtant ennemi juré de Temudjin, joué avec justesse par Honglei Sun.

 

Nommé aux Oscars dans la catégorie Meilleur film étranger pour le Kazakhstan, Mongol offre un excellent témoignage sur la vie de Gengis Khan, tant les évènements montrés sont fidèles à l’histoire du conquérant. On regrettera juste quelques sauts dans le temps qui nous fait perdre le fil de l’évolution du héros ainsi que quelques passage rapides sur des faits non expliqués. Les scènes de joie entre Temudjin et sa famille dans les plaines verdoyantes alternent toutefois avec des scènes de combat intenses qui donnent du rythme au film. Pendant 2h04, on ne s’ennuie pas. Mieux : on en redemande et on regrette que le film se termine à la consécration du grand Khan, laissant le spectateur dans l’expectative des conquêtes à venir. On attend avec impatience le deuxième opus de la saga.



Source affiche et bande annonce :
allocine.fr
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