A quand les vacances d’hiver sur la planète Rouge ?
Des chutes de neiges ont été observées pour la première fois sur Mars. Enregistrées par la sonde américaine Phoenix, ces chutes
proviendraient des nuages situés à 4 000m d’altitude au dessus de Echus Chasma, une région qui s’étend sur 3 000 km au nord de Mars et où l’on trouve les plus grandes sources d’eau de
la planète. Selon l’agence spatiale américaine, la Nasa, cette observation est une première dans l’étude de la planète.
«Nous allons rechercher des indications pour savoir si la neige a atteint le sol», a
annoncé, enthousiaste, Jim Whiteway, de l'Université York à Toronto, le responsable scientifique de la station météorologique canadienne installée sur la sonde Phoenix. Mais selon les premières
observations les flocons se seraient évaporés avant.
Depuis son arrivée dans l'arctique martien, le 25 mai, Phoenix a déjà confirmé que le sol dans l'arctique de Mars contient de l'eau
gelée. Déterminer si cette eau a été dans le passé à l'état liquide permettra de dire si cet environnement martien fût propice à la vie, un des objectifs clé de la mission.
Source photo : www.savoirplus.org
Les éléphants d’Afrique du Sud sont à nouveau menacés par les chasseurs.
Le gouvernement sud africain a autorisé la reprise de l’abatage des éléphants afin de protéger la biodiversité du pays. Les pachydermes, dont la population est passée de 8 000 à 18 000
en 13 ans, provoquent en effet de violent dégâts dans certaines régions.
Cette nouvelle mesure prévoit l’utilisation d’un tireur d’élite placé
dans un hélicoptère, son but étant d’abattre l’animal d’une seule balle dans la tête. Il doit également choisir une bête isolée du groupe afin d’éviter les traumatisme dans l’espèce. Le ministre
sud africain de l’Environnement, Marthinus van Schalkwyk a toutefois précisé que cette méthode de régulation ne doit être utilisée qu’en dernier recours, « après l’échec des tentatives de stérilisation ou de déplacement des populations ».
Cette décision a soulevé la colère des associations de protections
des animaux. Brigitte Bardot a écrit au président sud africain, Thabo Mbeki, lui demandant de « renoncer à cette tuerie ». L’ancienne actrice appelle également les
touristes à boycotter le pays pour la prochaine coupe de monde football, en 2010.
Source
photos : www.internet-général.info
«La fabrication de biocarburants
est un crime contre l'humanité». Jean Ziegler n’a pas mâché ses mots. Alors que des émeutes éclatent dans de nombreux pays en développement pour manifester contre la pénurie de denrées
alimentaires de base, le rapporteur spécial aux Nations Unies pour le droit à l'alimentation crie haro sur le carburant miracle de «l'après-pétrole». Selon l’OCDE, la demande de biocarburants
«bouleverse» les marchés agricoles. Les cultures étant désormais orientées vers la production de l’éthanol, les stocks destinés à l’alimentation ne sont plus suffisants et le prix des denrées
alimentaires de base comme le blé et le riz augmente drastiquement. Cette culture, très polluante, aurait également des conséquences désastreuses sur la nature, en détruisant les forêts vierges
et autres écosystèmes. Le CO² retenu dans les sols, ainsi libéré, viendrait alourdir la facture écologique mondiale. La Banque mondiale critique aussi la production mondialisée de ce
« produit » cher en subventions. Selon elle, les céréales nécessaires pour le plein d'un 4 x 4 peuvent nourrir un humain pendant un an. Devant ce constat, les pays industrialisés
revoient leur jugement et envisage la création de nouveaux carburants à base de paille ou de copeaux de bois.

Insolite ! Ce n’est pas un nouvel épisode des aventures de Flipper le dauphin mais l’histoire de Moko pourrait très bien inspirer des réalisateurs. Cette dauphine, habituée à venir visiter la plage de Mahia, en Nouvelle-Zélande, a sauvé,
jeudi 13 mars, une maman baleine et son bébé, échoués et promis à une mort certaine. Selon Malcolm Smith, chef de l’équipe des sauveteurs, Moko aurait « établit le contact avec les deux cétacés, les rassurants et leurs indiquant la marche à suivre » pour sortir de ce pétrin. Une fois remis à flots, la
dauphine a guidé les deux baleines pygmées à retrouver le chemin du grand large à travers le labyrinthe de corail. Une histoire qui finit bien et qui nous montre une fois de plus que la nature
n’a pas fini de nous étonner.
Source photo : lepost actu

Un moteur de recherche, une cause à soutenir. 1 recherche = 1don. La formule est simple et l’objectif motivant. Un nouveau service de
recherche sur Internet commence à se faire connaître du grand public. Son nom : Veosearch. Son but : aider différentes associations humanitaires ou écologiques à trouver des fonds pour
le financement de leurs missions.
Veosearch est un méta-moteur de recherche solidaire. Il propose aux internautes d’effectuer leurs recherches en choisissant parmi les quatre moteurs de
recherches suivants : Google, Yahoo !, Exalead et Ask. Les résultats sont donc aussi fiables que sur les autres portails et le surfer finance des projets associatifs sans débourser un
seul centime. Le revenu publicitaire que tire l’entreprise des recherches est en effet divisé en deux, une moitié étant destinée à une association. De Grandes ONG telles que Handicap
International et WWF se sont déjà associées au site. Médecins sans Frontières devraient rejoindre prochainement le moteur.
Lancée le 4 octobre 2007, cette entreprise, soutenue par le ministère de l’environnement, du développement et de l’aménagement durable, a déjà collecté plus
de 13 000€ grâce à ses 18 000 inscrits qui totalisent plus de 100 000 recherches par jours. C’est un bon début pour Arthur Saint-Père et Guillaume Heintz, les deux fondateurs du
site. Ces deux diplômes d’HEC souhaitaient « faire connaître et financer des projets associatifs liés aux trois grands thèmes du développement durable : l’engagement pour l’homme, le respect
de la nature et les pratiques économiques durables. » Les internautes les plus investis pourront également effectuer des dons en ligne. Il ne reste plus qu’à souhaiter bonne chance à ce
jeune moteur de recherche aux visées altruistes.

Alors que l’année polaire touche à sa fin, une conférence des Nations Unies sur le changement climatique se tient depuis le 3 décembre à Bali en
Indonésie. Elle a pour objectif de fixer d’ici à 2009 les principales rencontres destinées à établir un programme d’actions pour la protection de l’environnement à l’échelle globale. Ce programme
s’appliquerait dès 2012, date de fin du protocole de Kyoto.
Réunie en hâte après un rapport plus qu’alarmiste du Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat (GIEC), la communauté internationale veut
trouver des solutions pour répondre aux principaux enjeux écologiques actuels. La diminution des gaz à effet de serre (GES) reste le premier objectif. La nécessité de trouver de nouvelles sources
d’énergie se fait aussi ressentir à un moment où le baril de pétrole frôle les 100 dollars. De plus, la fonte des glaces n’a jamais été aussi rapide. Une voie maritime est même apparue à travers
la banquise éclatée de l’Océan Arctique. Elle est ouverte près de 4 mois par an alors qu’elle ne restait accessible que deux à trois semaines par an il y a 10 ans.
Cette réunion fait suite au protocole de Kyoto ratifié le 11 décembre 1997. Les pays signataires s’engageaient à diminuer leur émission de GES de 5% par
rapport à 1990 sur la période 2008-2012. Seule l’Union Européenne a réussi à réduire ses émissions, mais de seulement 1,5% depuis 1990. Mais le nouveau traité qui devrait résulter de la rencontre
de Bali devrait avoir un plus grand succès que son prédécesseur.
L’Australie a enfin ratifié le protocole de Kyoto lundi 3 novembre et tout laisse à penser qu’elle réitèrera son engagement auprès du prochain programme. Les
Etats-Unis présentent des signes positifs. Après avoir boudé Kyoto, l’administration Bush s’est prononcée en faveur d’un objectif global de réduction des GES d’ici à 2050, mais encourage plutôt
d’adapter les actions en fonction des besoins économiques des Etats. Les pays émergeants comme le Brésil et l’Indonésie ont aussi manifesté leur envie d’agir pour le développement durable. Seule
la Chine reste en marge. Et paradoxalement elle est devenue dernièrement le principal pollueur sur la planète. Dépassant les Etats-Unis, l’empire du milieu produit près de 26% des émissions
de GES mondiales.
Source photo : www.wwf.fr
Décidemment, il ne fait plus bon vivre en Californie, Etat des stars d’Hollywood. Après les incendies dévastateurs qui ont ravagé de nombreux hectares de
foret et détruit maintes habitations le mois dernier, c’est une nouvelle catastrophe écologique qui s’abat sur la côte Ouest des Etats-Unis. Mercredi dernier un porte-conteneurs sud-coréen, le
Cosco Busan a heurté un pilier du Bay Bridge, le pont qui enjambe la baie de San Fransisco, répandant 220 000 litres de fioul dans la baie.
Immédiatement les marins ont été arrêtés pour interrogatoire. Les tests d’alcoolémie se sont révélés négatifs. Le
commandant en chef des garde-côtes aux Etats-Unis, Thad Allen, est cependant chargé de mener une enquête visant à vérifier que les lois maritimes américaines ont été bien respectées par le navire
asiatique. Du coté des écologistes, des actions se mettent en place. Le gouverneur de l’Etat, Arnold Schwarzenegger, a décrété l’état d’urgence
vendredi 9 novembre. 30 000 litres de fioul avaient déjà été récupérées mercredi soir par 8 navires spécialisés dans la récupération de carburant en surface.
Pose d'un barrage flottant le 8 novembre 2007 à San Francisco pour
contenir une pollution au fioul.
Cette catastrophe maritime trouve son écho en Europe. Cinq navires ont coulés dimanche 11 novembre dans le détroit de Kertch, entre la mer d’Azov et la mer
Noire. En prise à des vents d’une vitesse moyenne de 120 km/h et à des creux de 5m, la coque du pétrolier russe, le Volganeft 139 s’est brisée en deux. On estime que 1 300 tonnes de fioul se sont déversées dans la mer sur les 4 700 que contenait le tanker. Deux autres bateaux
russes et un navire battant pavillon géorgien ont aussi coulés avec leur cargaison estimés à un total de 10 000 tonnes de souffre.
Le co-président du mouvement écologiste russe Ekozachtchita (Ecodéfense), Vladimir Sliviak, a qualifié cet évènement de « grande catastrophe écologique ». Il a ensuite précisé que le fioul est une substance lourde qui coule directement au fond de la mer et que les conditions
météorologique, toujours défavorables, empêchent pour le moment toutes tentatives de pompage. Un retour au calme est prévu pour mercredi avec des vents à 70km/h. Les secours espèrent retrouver
les 36 membres d’équipages disparus depuis le nauffrage du pétrolier.
Source photo : 20 minutes

L’Académie suédoise est actuellement en train de décerner les prix Nobel 2007. Après le prix Nobel de
chimie décerné à l'Allemand Gerhard Ertl et le prix Nobel de médecine acquis aux Américains Mario Capecchi et Oliver Smithies ainsi qu'au Britannique Martin Evans, c’est au tour du prix Nobel de
littérature de récompenser un grand romancier. C’est à la romancière britannique Doris Lessing que va être remis ce prix le 10 décembre prochain, date de remise des prix Nobel à Stockholm,
capital de la Suède. Ce prix récompense un travail de longue haleine. Grande figure du féminisme, l’écrivaine est devenue célèbre après la parution du Carnet d’or (1962). De nombreuses fois
nominée pour le prix, elle est toujours passée à coté. « Cela fait trente ans que ça dure. J'ai remporté tous les prix en Europe, tous ces foutus prix, alors je suis ravie de les avoir
remportés. », déclare-t-elle, satisfaite.
Le prix Nobel a été inventé en 1895 selon les dernières volontés de M. Alfred Nobel. Décédant sans héritier direct, l’inventeur de la dynamite céda toute sa
fortune à la création d’une organisation chargée de récompenser chaque année les personnes qui ont rendu à l'humanité de grands services dans cinq domaines différents : paix, littérature, chimie, médecine et physique. Fondé en 1900, la fondation Nobel décerne donc tous les 10 décembre (date anniversaire de la mort de M. Nobel) les fameuses
récompenses à Stockholm, en Suède. Les lauréats du prix Nobel reçoivent chacun un montant de 10 millions de couronnes
suédoises (soit plus d'un million d'euros), dont ils disposent
librement, mais qui leur permet surtout de continuer leurs recherches ou travaux sans subir de pressions financières.
Source photo : le Monde
Le prix Nobel de chimie 2007 a été décerné, mercredi, à l'Allemand Gerhard Ertl pour ses travaux sur la chimie de surface, qui ont connu des applications industrielles. (AFP)