
Patrick Poivre d’Arvor a fait ses adieux à TF1, Jeudi 10 juillet en
menant son ultime journal de 20h00. Après 21 ans passés au service de la première chaîne de télévision française, le présentateur vedette des Français à tiré sa révérence avec panache. Faisant
allusion à la chute initiale de girafons lors de leur naissance, il a expliqué : « Parfois, on croit chuter, mais on rebondit très vite ! »
Message personnel à destination des dirigeants de TF1 ? Un visage stoïque devant les atrocités de l’actualité, une voix grave et posée, une posture rassurante, le style Poivre d’arvor va
disparaître du petit écran en même temps que lui.
PPDA, surnom attribué à sa marionnette présentatrice des Guignols de l’Info depuis 1989, a ensuite mentionné son confrère, Harry
Roselmack sans faire allusion à celle qui va lui succéder au 20h00, Laurence Ferrari. Il termine son journal en remerciant la rédaction, les téléspectateurs et TF1 qui lui a permis de pratiquer
ce « métier magique ». « Ce lien tissé entre nous, nul ne peut le défaire. Je suis sûr que
nous nous reverrons bientôt. », a-t-il affirmé plein de conviction.
Souvent décrié, jamais égalé, Patrick Poivre d’Arvor ne semble pas encore prêt à abandonner la vie publique. Ecrivain,
journaliste, militant politique… PPDA possède de nombreuses cordes à son arc, et le public est derrière lui. Selon un sondage d'opinion IFOP, 55% des Français s'opposent à son remplacement par
Laurence Ferrari et 60% des sondés souhaitent son transfert sur une autre chaîne. De nombreuses offres lui ont déjà été faites, mais il n’a pas souhaité révéler ses
projets.
Licencié par la chaîne privée, son départ symbolise le déclin de « la grande messe » de l’information face à
l’émergence des autres sources informatives. Et pourtant, PPDA rassemblait chaque soir en moyenne 8,1 millions de téléspectateurs. Entré à TF1 en 1987 après des études au Centre de Formation des
Journalistes (CFJ) de Paris, il devient le présentateur phare un an plus tard, au moment de la privatisation de la chaîne. Présents lors des grandes cérémonies et des hauts faits politiques,
Poivre d’Arvor a mené plus de 6200 journaux. Il a également été décoré chevalier de la Légion d'honneur en 2003 et commandeur des Arts et des Lettres en 2007.
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Avis
donc aux journalistes, actuels et futurs ! Comment différencier information utile et information superflus ? Un évènement montré a-t-il une vérité informative ? Le réalisateur
s’attaque brillement au « Tout journalistique », à l’information jusqu’au-boutiste, à l’interprétation forcenée. « C'est effrayant comment on peut faire croire n'importe quoi à
n'importe qui avec un beau site et de belles promesses. », commente Romero.

