
15,3 millions. C’est le nombre d’entrées enregistrées (jusqu’au 31 septembre 2008) par Disneyland et Disney Studios en 2007-2008. Ce chiffre, annoncé mardi 21 octobre par Euro Disney SCA, témoigne de la bonne santé des parcs d’attractions malgré la crise économique. Selon Didier Arino, spécialiste des études touristiques pour le groupe Protourisme, ce genre de loisir représentent une valeur refuge pour les touristes qui veulent en avoir pour leur argent. « En temps de crise, Disneyland Paris est une bonne alternative aux voyages lointains. C'est une destination de courte durée facilement accessible pour les Européens » indique Philippe Gas, le nouveau président d'Euro Disney.
Français, Hollandais et Anglais souhaitant découvrir les nouvelles attractions ont largement contribué aux résultats du parc. Le Crush Coaster, le saut dans la 4ème dimension et la très médiatique tour de la terreur ont attiré 800 000 visiteurs supplémentaires par rapport à l’année dernière. Une fréquentation qui a aussi profité aux hotêls du groupe. Ceux-ci ont vu leur taux d’occupation atteindre le chiffre record de 91%. « La fréquentation de nos parcs et le taux d’occupation de nos hôtels sont la traduction d’une performance d’autant plus remarquable dans un contexte économique délicat », se réjouit le Président.
Une politique marketing efficace et un investissement de 340 millions d’euros sur trois ans ont permis à Euro Disney de se refaire une santé après la crise du tourisme endurée en 2001. Avec une augmentation de 9% de son chiffre d’affaire, le parc d’attraction affiche un bénéfice net de 1,7 millions d’euros. Une bulle d’oxygène après les 100 millions de perte de 2005. «Pour la première fois depuis six ans, on a réussi à équilibrer les comptes», se réjouit Ignace Lahoud, directeur général adjoint, en charge des finances.
M. Gas reste toutefois sur ses gardes. Même si les réservations pour Noël et Halloween ont dores et déjà sensiblement augmenté par rapport à l’an passé, il est difficile de voir les conséquences de la crise sur le long terme. « Nous restons vigilants, car tout dépendra de l'ampleur de la crise et nous ne sommes pas immunisés », a-t-il commenté.
Source photo : Le Quotidien du Tourisme
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