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Vendredi 24 octobre 2008

A l’heure où la crise ébranle encore un peu plus l'économie française, le parc d’attraction Euro Disney affiche un bilan positif.

15,3 millions. C’est le nombre d’entrées enregistrées (jusqu’au 31 septembre 2008) par Disneyland et Disney Studios en 2007-2008. Ce chiffre, annoncé mardi 21 octobre par Euro Disney SCA, témoigne de la bonne santé des parcs d’attractions malgré la crise économique. Selon Didier Arino, spécialiste des études touristiques pour le groupe Protourisme, ce genre de loisir représentent une valeur refuge pour les touristes qui veulent en avoir pour leur argent. « En temps de crise, Disneyland Paris est une bonne alternative aux voyages lointains. C'est une destination de courte durée facilement accessible pour les Européens » indique Philippe Gas, le nouveau président d'Euro Disney.

Français, Hollandais et Anglais souhaitant découvrir les nouvelles attractions ont largement contribué aux résultats du parc. Le Crush Coaster, le saut dans la 4ème dimension et la très médiatique tour de la terreur ont attiré 800 000 visiteurs supplémentaires par rapport à l’année dernière. Une fréquentation qui a aussi profité aux hotêls du groupe. Ceux-ci ont vu leur taux d’occupation atteindre le chiffre record de 91%. « La fréquentation de nos parcs et le taux d’occupation de nos hôtels sont la traduction d’une performance d’autant plus remarquable dans un contexte économique délicat », se réjouit le Président.

Une politique marketing efficace et un investissement de 340 millions d’euros sur trois ans ont permis à Euro Disney de se refaire une santé après la crise du tourisme endurée en 2001. Avec une augmentation de 9% de son chiffre d’affaire, le parc d’attraction affiche un bénéfice net de 1,7 millions d’euros. Une bulle d’oxygène après les 100 millions de perte de 2005. «Pour la première fois depuis six ans, on a réussi à équilibrer les comptes», se réjouit Ignace Lahoud, directeur général adjoint, en charge des finances.

M. Gas reste toutefois sur ses gardes. Même si les réservations pour Noël et Halloween ont dores et déjà sensiblement augmenté par rapport à l’an passé, il est difficile de voir les conséquences de la crise sur le long terme. « Nous restons vigilants, car tout dépendra de l'ampleur de la crise et nous ne sommes pas immunisés », a-t-il commenté.


Source photo : Le Quotidien du Tourisme
par Romain Dondelinger publié dans : Economie communauté : Apprentis journalistes
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Mardi 22 avril 2008


            En négociation depuis des mois, la compagnie aérienne, Air France-KLM a annoncé lundi 21 avril au soir qu’elle retirait son offre de rachat d’Alitalia. Le groupe franco-néerlandais s’est justifié par communiqué auprès de la compagnie italienne. Selon elle, « les engagements contractuels pris le 14 mars dernier en vue du lancement d’une offre publique d’achat sur Alitalia n’étaient plus valides ». Cette décision fait suite à l’interruption des négociations survenue le 2 avril. Air France-KLM avait alors jugé irrecevables les propositions des syndicats italiens. Ces derniers demandaient notamment à l’acheteur de conserver l’ensemble des activités de la compagnie.

 

           Pour sortir Alitalia de la crise financière qu’elle traverse, le gouvernement italien sortant de Romano Prodi avait proposé au groupe Air France-KLM de racheter la part que l’Etat italien détient et qui s’élève à 49,9%. Le nouveau chef de l’Etat, Silvio Berlusconi, doit à présent se tourner vers un nouvel acquéreur. Encouragée par Vladimir Poutine, Aeroflot a manifesté son désir de reprendre les négociations. La compagnie russe s’était retirée en novembre de la course, déplorant un manque d’informations et des conditions de ventes insatisfaisante.

Source photo : 20 minutes

par Romain publié dans : Economie communauté : Media - Actualité générale
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Samedi 19 janvier 2008

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           Crise immobilière due aux subprimes, augmentation du taux de chômage de 0,13% à 5% durant le mois de décembre, ralentissement de la croissance, chute des valeurs boursières, flambée du pétrole, … Tous les voyants sont dans le rouge outre Atlantique et le risque de crise menace l’économie américaine, déjà bien mal en point en ce début d’année, après une perte de 9,8 milliards de dollars au dernier trimestre 2007 (soit 6,6 milliards d’euros). Pour Alan Greenspan, ancien directeur de la Réserves Fédérales des Etats-Unis (Fed), « les symptômes [de la récession] sont là. Un krach est tout à fait possible, il suffit d’un grain de sable ».

 

            Le président américain, George W. Bush, a annoncé vendredi 18 janvier un plan massif de soutien à l’économie. Décidé en accord avec la majorité démocrate siégeant au Congrès, c’est entre 100 et 150 dollars qui vont être injecter pour relancer la croissance. Autres propositions : accorder une remise d’impôt de 500 dollars par personne ainsi que de défiscaliser les investissements des entreprises. La Fed devrait également annoncer d’ici fin janvier une diminution de 0,5% des taux d’intérêt directeur – ils passeraient de 4,25 à 3,75%.

 

            Doit on pour autant craindre une crise économique mondiale ? Pas nécessairement. Certes, le leader économique mondial entraîne les principales places boursières ; le Dow Jones a cédé 2,17%, la Bourse de Paris a perdu 2,83%, Londres et Frankfort ont dévalué respectivement de 3,06% et 2,14% et Hongkong a dévissé de 5,37%. Mais les pays émergeants tirent leurs épingles du jeu dans cette vaste crise financière. Les banques occidentales font en effet appel aux fonds souverains des pays d’Asie (Chine, Inde, Singapour) et de Moyen Orient (Emirats Arabes Unis, Koweït, Qatar) pour se renflouer. C’est le cas de deux institutions bancaires américaines, Citigroup et Merrill Lynch qui doivent leur salut aux fonds souverains d’Abu Dhabi et de Singapour.

 

            Quoi qu’il en soit, les mesures annoncées par le gouvernement américain devraient permettre de relancer sa croissance. L’évolution de cette dernière est évaluée entre 0,13% et 0,9 entre le premier et le second trimestre 2008. Les experts affirment cependant que les marchés vont traverser une période très difficile durant les six prochains mois. De son coté, l’Europe craint une dévaluation trop importante du dollar. Déjà affaiblit par la de la monnaie unique, l’Union rencontrait de lourdes difficultés à écouler ses exportations.

Source photo : 20 Miniutes

par Romain publié dans : Economie
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Mercredi 14 novembre 2007

La société Airbus a reçu dimanche 11 novembre la commande la plus importante de son histoire. La compagnie aérienne Dubaï Emirates a en effet commandé au constructeur aérien 70 Airbus A350 (avec une option sur 50 autres) et 11 Airbus A380. La transaction qui s’élève à 20,2 milliards de dollars (13,8 milliards d’euros) réjouit le directeur général de cette filiale d’EADS, Tomas Enders qui se dit «fier de cette négociation ». Dès Lundi, les conséquences de cette affaire se sont fait sentir à la bourse où l’action d’EADS gagnait 3,36%.

 

Mais comment expliquer à Dubaï ce besoin titanesque d’avion. Augmenter le nombre de passager de la compagnie est une partie de la réponse. Avec 111 avions sur le tarmac et 246 en commande, Emirates figure d’ores et déjà parmi les 10 premières compagnies mondiales en terme de passagers transportés à l’international (16,75 millions pour l’année 2006). Cependant, « il y a des destinations où nous sommes complètement en sous-capacité », explique Jean-Luc Grillet, directeur général d'Emirates responsable de la France et du Benelux, avant d’ajouter : « Nous avons, par exemple, 18 vols par jour au départ de Dubaï vers la Grande-Bretagne, dont 8 pour Londres ; il nous faut impérativement offrir plus de sièges, car nous n'avons pas la possibilité d'obtenir d'autres créneaux horaires. Il faut donc un avion plus gros, et seul l'Airbus A380 peut offrir 45 % de capacités supplémentaires. » Résultat des transactions : le nombre de passagers de la compagnie Emirates est passé de 8,5 millions) 17,5 millions en cinq ans.


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La seconde raison de ce contrat s’inscrit dans la stratégie même de la compagnie aérienne. Situé au croisement de trois continents – l’Europe, l’Asie et l’Afrique – Dubaï veut faire de son aéroport une plaque tournante du transport aérien mondiale. Les passagers en correspondance, notamment entre l’Amérique et l’Asie ou encore entre l’Asie et l’Afrique devront obligatoirement passer par cette ville des Emirats. Les compagnies européennes ne voient d’ailleurs pas d’un bon œil cette mesure. Elles reprochent à la compagnie arabe se détourner les correspondances qui se faisaient généralement sur le Vieux Continent en accusant une aide étatique, inexistante dans les pays occidentaux. M. Grillet se défend en déclarant que « les taxes aéroportuaires sont, certes, les plus faibles au monde, mais tout le monde peu en profiter. Bien sûr, nous n'avons pas d'impôt sur les sociétés à Dubaï, mais cela ne nous a pas empêchés de reverser 300 millions de dollars au gouvernement au titre de l'exercice 2007. »

 

            Quoi qu’il en soit, après son dernier exercice affichant un bénéfice net de 3 milliards de dirhams (561 millions d’euros), Emirates figure désormais parmi les cinq compagnies les plus rentables du monde avec un chiffre d’affaire passé de 1,82 à 5,59 milliards d’euros en cinq ans. Son PDG, Cheik Ahmed Bin Saïd Al Maktoum, a annoncé que la prochaine étape est l’introduction en bourse de sa firme. Sa valorisation pourrait atteindre 30 milliards de dollars.



Source photo : Le Monde
par Romain publié dans : Economie
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