Indiana Jones et le royaume du crâne de cristal

Publié le par Romain


           On prend le même et on recommence. Harrison Ford revêt une fois de plus la panoplie du célèbre archéologue et aventurier, Indiana Jones. 

            Dix neuf ans après le dernière opus, Indiana Jones et la dernière croisade (1989), et bien après
Les Aventuriers de l'Arche perdue (1981) et Indiana Jones et le Temple maudit (1984), Indiana Jones ne semble avoir rien perdu de son caractère. Toujours flanqué de son fouet et de son feutre beige, et malgré des cheveux poivre et sel, le Dr Jones garde l’œil vif et le direct toujours aussi rude contre qui se mettrait entre lui et le trésor convoité. Celui-ci est d’ailleurs de taille. L’aventurier se relance sur les traces d’un rêve depuis longtemps abandonné, la cité d’or d’El Dorado où il doit trouver un crâne de cristal, une relique mythique aux pouvoirs surprenants.  Durant sa quête, il fait la connaissance de son fils, Mutt Williams, brillamment interprété par Shia LaBeouf. Celui-ci se relève d’ailleurs d’une aide cruciale contre le commando soviétique lancé à leur poursuite et commandé par l’implacable Irina Spalko (Cate Blanchett).

            En s’attaquant à la légende du crâne de cristal, Georges Lucas le producteur et Steven Spielberg le réalisateur ont réalisé un pari difficile : donné à un phénomène surnaturel une dimension historique. Historiens et fans de Sciences Fiction se disputent la découverte des crânes de cristal disséminés dans le monde. Ces objets attribués aux civilisations sud américaines précolombiennes et dont la fabrication demeurent encore inexpliquée apporteraient la connaissance universelle à qui les détiendrait. Rien que ça ! Rien d’étonnant donc à voir l’aventurier courir après les reliques des petits hommes verts. Il est loin le temps où il fallait échapper à une tribu d’indigènes fanatiques. Cela fait perdre un peu de crédit à l’aventurier…d’autant plus qu’on apprend que le professeur d’archéologie est également un espion ! Bref, le mythe de l’aventurier tombe un peu dans ce volet, long à mettre en place.

            L’intérêt du film ne vient pas des cascades, prévisibles mais des exploits de Harrison Ford. Agés de 65 ans, l’acteur s’est soumis à un entraînement intensif pour pouvoir effectuer la plupart des cascades. Ravi de ce nouveau film, ce monstre du cinéma américain parle déjà d’un cinquième volet. Cette rumeur a d’ailleurs été implicitement confirmée par le Georges Lucas et Steven Spielberg qui qualifie Le crâne de cristal comme le premier épisode d’une seconde trilogie. Bénéficiant d’un effet à la Star Wars, l’aventurier a encore de beaux jours devant lui et encore de nombreuses quêtes à accomplir.

Source image : www.allocine.fr

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Publié dans Cinéma

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