Les Pussy Riot prieront désormais en prison
Deux ans. C’est le temps que les membres du groupe russe Pussy Riot vont passer dans un camp de travail pour avoir chanté une « prière punk » anti-Poutine dans la cathédrale du Christ-Sauveur à Moscou en février. Après cinq mois de détention provisoire Nadejda Tolokonnikova, 22 ans, Ekaterina Samoutsevitch, 30 ans, et Maria Alekhina, 24 ans, ont été reconnues, vendredi 17 août coupables de « hooliganisme motivé par la haine religieuse ». Une peine inférieure d’un an à ce qu'avait requis le procureur. Pendant les trois heures qu’a durée la lecture du jugement, des cris de protestation se sont élevés dans la salle du tribunal tandis que les trois jeunes femmes souriaient derrière leur cage vitrée. La juge, Marina Syrova a mis l'accent sur le caractère « sacrilège » de l'intervention des Pussy Riot et leur « haine de la religion », citant largement les déclarations d'employés et membres de la sécurité de la cathédrale qui ont porté plainte pour les « souffrances morales » occasionnées par la « prière punk » des jeunes femmes.
Partout dans le monde, des manifestations de soutien ont vu le jour. A Paris, un rassemblement a été organisé place Igor Stravinsky, dans le 4e arrondissement.
Crédit photo : Sipa
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