Nicolas Sarkozy s'attaque aux bandes

Publié le par RD


           La sécurité fait son grand retour dans le débat politique. Alors que la semaine est marquée par la contestation sociale, Nicolas Sarkozy a choisi d’agir en faveur d’un des thèmes phares de sa campagne. Le président a annoncé, mercredi 18 mars à Gagny, en Seine-Saint-Denis (93), seize mesures destinées à lutter contre les bandes violentes. Accompagné du ministre de l'Education Nationale, Xavier Darcos, de l'Intérieur, Michèle Alliot-Marie et de la Justice, Rachida Dati, le chef de l'Etat a visité le lycée Jean-Baptiste Clément. Le lycée a été envahit le 10 mars dernier par une vingtaine d'agresseurs cagoulés et armés de barres de fer, de bâtons et de couteaux.

           Sur seize mesures, huit concernent l’action de la police, première cible des violences commises dans la petite couronne. Nicolas Sarkozy a annoncé la mise en place d'une police d'agglomération et la création de "groupes spécialisés" pour traiter les violences urbaines et des bandes. Cent unités territoriales de quartier (Uteq) et 23 compagnies de sécurisation, composées de 150 fonctionnaires chacune devraient voir le jour d’ici 2010. « Le fait même d'appartenir à une bande doit être un délit », a déclaré le chef de l’Etat. Une peine de 3 ans d'emprisonnement pour appartenance "en connaissance de cause" à une bande agressive est d’ores et déjà prévue.

           La sécurité des écoles est également au cœur des débats. Nicolas Sarkozy, souhaite que les sanctions pour agression contre les personnels de l'Education Nationale soient aggravées, y compris en dehors des établissements. Il veut « sanctuariser les établissements scolaires » et
plaide pour l'extension de la vidéo surveillance dans les collèges et lycées. L’objectif : protéger 400 établissements scolaires répertoriés dans des quartiers sensibles. « Notre pays doit enrayer les phénomènes de bandes et de haine dirigés contre deux piliers de la République, l'école et la police. »

           Selon la ministre de l'Intérieur, 222 bandes violentes sont recensées en France, dont 80% agissant en région parisienne. Elles sont composées de près de  2 500 membres permanents et autant d'"occasionnels". Mis à part une organisation très hiérarchisée et discrète, donc difficile à démanteler, les bandes tirent leur impunité de la présence de mineurs dans leurs rangs. 47% de leurs membres sont âgées de moins de 18ans. Mais le chef de l’Etat reste ferme et exprime sa détermination face à la menace. « Ce ne sont pas les bandes qui vont triompher, c'est la République. »

Source photo : M6.fr

 

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Y
Bien sûr que la fermeté est de rigueur quand la violence s'étend à l'école. <br /> Mais comment s'étonner qu'une société violente n'injecte pas un peu de sa violence au sein de son école ?<br /> Et comment ne pas admettre qu'il faille aussi s'interroger (une fois de plus) sur les origines de cette violence afin de combattre le mal à sa source, avant la naissance même de la violence.<br /> Combien d'enfants ou d'adolescents plus ou moins abandonnés, aujourd'hui élevés par la rue, avec des "modèles" de rue souvent douteux ?<br /> <br /> Ne serait-il pas pertinent de conduire ces enfants et adolescent à la dérive sur une rive où ils pourraient se construire et non pas détruire cette société qui ne semble pas vouloir leur faire une place.<br /> <br /> Et il ne s'agit pas là de dire que la société est responsable de tout, car tout individu, tout enfant ou adolescent même à la dérive a sa propre capacité à choisir sa voie, même si les choix sont réduits. La violence n'est donc jamais un choix obligé...
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