L’étrange histoire de Benjamin Button

Publié le par RD


           « La vie serait bien plus heureuse si nous naissions à 80 ans et nous approchions graduellement de nos 18 ans ». L’auteur des aventures de Huckleberry Finn (1884), l’Américain Mark Twain, serait-il, sans le savoir, à l’origine du prochain grand succès d’Hollywood ? De cette citation, l’écrivain Francis Scott Fitzgerald en a tiré une nouvelle d’une cinquantaine de pages : L’étrange histoire de Benjamin Button. De cette nouvelle, David Fincher a réalisé un blockbuster de plus de 2h45. Un exploit pour Hollywood qui s’efforce, depuis 15 ans, de porter cette histoire, jugée inadaptable, à l’écran. Steven Spielber, Ron Howard ou encore Spike Jonze s’y sont déjà cassés les dents.

           Après 5 ans de préparations et 150 jours de tournage, L’étrange histoire de Benjamin Button, arrive enfin dans les salles sombres. Et le résultat est saisissant. Né avec un faciès de vieillard de 80 ans, Benjamin va rajeunir au fil des années. Il nous invite à suivre son destin particulier dans une fresque s’étalant de 1918 à l’aube du XXIème siècle. Réputé pour ses thrillers (Seven 1995, Fight Club 1999, Panic Room 2002 et Zodiac 2007), David Fincher renoue avec le mélodrame, le style qui a marqué l’âge d’or de Hollywood. « Je voulais faire un film sur la vie d’un homme, et sur l’impact qu’ont eu sur lui les gens qu’il rencontre », déclare-t-il. Une histoire qui ressemble étrangement à celle de Forest Gump. Rien d’étonnant puisque c’est Eric Roth qui signe le scénario de ces deux aventures modernes.


          Au jeu juste et émouvant des deux principaux acteurs, Brad Pitt et Cate Blanchette, viennent s’ajouter les nombreux effets spéciaux – 150 millions de dollars de budget – qui contribuent largement à rendre ce film époustouflant de vérité. « Même si le film tient de la fable, j'ai préféré pécher par excès de réalisme. J'ai refusé le côté "Il était une fois". Je ne voulais pas voir les acteurs décrocher. Ni le public. Ni le chef décorateur. Tout devait être conforme à la réalité historique : les lieux, les vêtements, les accessoires personnels..." », explique David Fincher.

           L’étrange histoire de Benjamin Button
marque la troisième collaboration entre Brad Pitt et le réalisateur. « Je ne pensais pas que c'était un film pour moi (...) mais j'ai décidé de le faire parce que c'était Fincher qui était derrière la caméra », confie-t-il. Grimer le visage de l’acteur a nécessité cinq heures de maquillage par jour. Le réalisateur a également eut recours au système caméra nommé "Contour". Développée par la firme Apple en 2006, il s'agit d'appliquer une poudre phosphorescente, invisible à la lumière, et qui modélise en 3D le nouveau visage grâce à un système d'éclairage et de plusieurs caméras synchronisées.

           Le succès a été au rendez-vous de ce film tant attendu. Une semaine après sa sortie, L’étrange histoire de Benjamin Button cumule 826 315 entrées. Il arrive en tête du box office devant Lol (738 734 entrées) et la dernière réalisation des studios Disney, Volt (727 387 entrées). Mais l’épopée ne s’arrête pas là. Pressenti comme favori lors de la 81ème cérémonie des oscars, prévue le 22 février, Benjamin Button affiche d’ores et déjà 13 nominations.  En lice contre Slumdog Millionaire de Dany Boyle, le film de Fincher concours pour l’oscar du meilleur film, du meilleur scénario, du meilleur acteur, de la meilleure actrice pour le second rôle pour
Taraji P. Henson (qui interprète Queenie, la mère adoptive de Benjamin) et de la meilleure bande originale. Si L’étrange histoire de Benjamin Button venait à remporter ce palmarès, cela le propulserait directement au sommet des films les plus récompensés d’Hollywood, aux coté de Titanic, Ben Hur et Eve.

 

Source images et vidéo : allocine.fr

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Publié dans Cinéma

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E
pas mal, de bonnes infos. mais j'avoue avoir eu un peu de mal à rentrer dans ton papier, je trouve que tu ne donnes pas assez ton avis, ça ne fait pas assez perso...
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