Oz brûle

Publié le par RD


          « L'enfer et sa fureur se sont invités chez le bon peuple de Victoria ». C’est par ces mots que le premier ministre australien, Kevin Rudd, a qualifié les incendies qui dévastent depuis samedi, l’Etat du Victoria, dans le sud-est du pays. 181 morts et 500 blessés sont déjà à déplorer. Les autorités redoutent que le bilan ne s’alourdisse, jusqu’à atteindre les 200 victimes dans les prochains jours. Des flammes, atteignant parfois 15 à 20 mètres de haut, ont ravagé 365.000 hectares, détruisant plus d’un millier d’habitations. Les villes de Kinglake et de Marysville ont été rasées de la carte. Parties en fumée. A l’heure actuelle, les pompiers luttent toujours contre 23 foyers qui ne semblent pas vouloir se calmer, malgré le radoucissement des températures.

           Dépassant parfois les 45°C, la sécheresse inouïe qui dessèche la terre rouge du pays Oz est la cause principale des incendies de ce week-end. Samedi, la température a atteint 46,4°C à Melbourne. Le mercure a grimpé jusqu'à 47,9°C dans le quartier de Laverton, dans l'ouest de la ville. Les incendies sont donc monnaie courante en Australie l’été. Mais la violence et la durée du sinistre a dores et déjà classé cette catastrophe comme « la plus meurtrière de l'histoire du pays ».

           Kevin Rudd a appelé à la solidarité nationale et a annoncé la mise en place d’un fond de soutiens aux victimes, de 10 millions de dollars (5,1 millions d’euros). L’Etat a également lancé une opération policière visant à interpeller les éventuelles pyromanes, auteur de certains brasiers.
Selon John Brumby, Premier ministre de l'Etat du Victoria : « il fait peu de doutes que de nouveaux feux ont été allumés intentionnellement dans la nuit de mardi à mercredi ». Deux incendiaires ont déjà été interpellés. Ils risquent la prison à vie.

            A l’opposé, l’Etat du Queensland, dans le nord du pays, souffre d’inondations importantes. Pour les Verts, ces catastrophes naturelles sont les conséquences directes du réchauffement climatique. « L'augmentation constante des émissions de gaz à effet de serre va accroître le réchauffement et la sécheresse dans le sud de l'Australie, les risques d'incendie seront donc probablement plus importants », estime Kevin Hennessy, membre du Centre de recherches scientifiques et industrielles du Commonwealth. Selon les scientifiques, avec le bouleversement climatique, l'environnement hostile de l'île-continent en fera l'une des premières victimes du réchauffement.

 

Source photo : l’Express

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Publié dans International

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