Quoi de neuf dans le monde ? 3/5 : Mutinerie en Géorgie, tentative de coup d'Etat ou supercherie ?

Publié le par RD


Les autorités géorgiennes ont empêché un coup d’Etat en mettant un terme à une mutinerie sur une base militaire. L’autorité du président, Mikhaïl Saakachvili, semble de plus en plus contestée alors que des troupes de l’OTAN doivent effectuer, le mois prochain, des exercices militaires en Géorgie.

La tension monte d’un cran dans le Caucase. Une mutinerie de généraux géorgiens a éclaté, mardi 5 mai, sur la base de blindés de Moukhrovani. Après seulement quelques heures de négociation avec le président, Mikhaïl Saakachvili, les rebelles ont déposés les armes sans violence. Le commandant de la base a été placé aux arrêts et cinq cents de ses hommes ont été transférés sur une base voisine pour être interrogés. Selon les ministres géorgiens de l’Intérieur et de la Défense, « le plan était d'organiser une mutinerie de grande ampleur à Tbilissi, d'assassiner le président Saakachvili et d’agir contre l'intégration européenne et euroatlantique du gouvernement géorgien».

Les autorités géorgiennes accusent la Russie d’être derrière cette tentative de putsch. « Nous disposons d'informations selon lesquelles les rebelles étaient en contact direct avec les Russes, qu'ils recevaient des ordres et de l'argent de leur part », a déclaré Chota Outiachvili, un porte-parole du ministère de l'Intérieur. Des accusations vivement démenties par le Kremlin. L'ambassadeur russe auprès de l'OTAN, Dimitri Rogozine, a ironisé depuis Bruxelles. « Nous avons peu à peu commencé à nous habituer aux folles accusations de la direction politique et militaire de la Géorgie, selon lesquelles tout est de la faute de Moscou, même la grêle et les orages. » Selon lui, « la politique folle de Saakachvili » serait à l’origine de « la désintégration totale de l'armée géorgienne et de l'État géorgien ».

Une mutinerie « spectacle »

Depuis le 9 avril, le président géorgien est malmené par l’opposition. Le Parlement et l’Hôtel de ville sont bloqués par des manifestants qui réclament sa démission. Mercredi soir, des heurts ont opposé des policiers à plusieurs centaines d'opposants au régime. Pour l'ancienne ambassadrice de France devenue ministre des Affaires étrangères de Géorgie, Salomé Zourabichvili, la mutinerie militaire est un « spectacle » orchestré par le président lui-même. Mikhaïl Saakachvili, dont le mandat court jusqu’en 2013, aurait eut recours à ce stratagème pour asseoir son autorité sur l’armée et retrouver sa légitimité. Le chef de l’Etat souffre en effet d’une perte de confiance depuis la défaite, l’été dernier, de la courte guerre contre la Russie, qui s’est soldée par la perte des régions séparatistes d’Abkhazie et d’Ossétie du Sud.

La crise militaire et politique survient à la veille des exercices de l'OTAN en Géorgie. Jusqu'au 1er juin, 1 100 soldats de dix pays de l'OTAN et de six de leurs « partenaires » participent à deux exercices militaires sur la base de Vaziani, à 20 km à l'est de la capitale. La Russie, qui a qualifié cette manœuvre de « provocation », exige l'annulation de ces exercices, arguant qu'ils enfreignent les principes du cessez-le-feu conclu après la guerre d'août 2008. Redoutant des représailles diplomatiques de la part de Moscou, le Kazakhstan, l'Arménie et la Serbie ont renoncé à participer aux entrainements. De leur coté, les Etats-Unis sont restés réservés. Le Pentagone a qualifié la mutinerie  « d'incident isolé ». Washington ne souhaite pas mettre le feu aux poudres alors qu’il étend son emprise sur l’ancienne zone d’influence de l’URSS. Perdre le soutien du petit pays caucasien pro-occidental serait un terrible recul face à une Russie de plus en plus menaçante.

Source photo : Le Point

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Publié dans International

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F
Huum Romain tu vas te retrouver au goulag pour avoir accuser la Russie dans ton article. <br /> <br /> Blague à part, la Russie essaie en vain de retrouver ses anciennes possessions. L'exemple de l'ex-Yougoslavie n'a pas servi à Poutine et ses sbires, ils continuent encore et encore alors que c'est vouer à l'echec surtout par les moyens qu'ils utilisent.
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